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  • : La Fraternité Saint-Pierre a dans la Sarthe deux apostolats : 1/Bouloire desservi par l’abbé Sauvonnet et l'abbé Giard. 2/Montmirail desservi par l’abbé Robinne. Vous trouverez leurs coordonnées plus bas, avec les horaires de messes.
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Bouloire

 
Annonces de la semaine

11
Pentecôte
10h30 : Messe
 
12
Lundi de Pentecôte
Pas de Messe
13
Mardi de Pentecôte
18h30 : Messe
14
  Mercredi des Quatre Temps de Pentecôte
11h00 : Messe
18h30 : Messe
15
Jeudi de Pentecôte
18h30 : Messe
16
  Vendredi des Quatre Temps de Pentecôte
11h00 : Messe
17
Samedi des Quatre Temps de Pentecôte
11h00 : Messe
18
Fête de la Sainte-Trinité

10h30
 : Messe

Pour joindre l'abbé Sauvonnet:
02.43.35.14.71
06.76.32.26.71
abbe.sauvonnet@tiscali.fr

Pour joindre l'abbé Giard:
02.43.35.14.71
06.68.11.42.04
abbe@giard.fr

Le Presbytère
10, rue Saint-Julien
72440 Bouloire

Texte Libre

Dimanche 6 avril 2008

Visite de l’abbé Berg dans la Sarthe

 

 

 

Les 12 et 13 avril prochains, le supérieur général de la Fraternité Saint-Pierre nous fait la joie et l’honneur de rendre visite  à nos deux apostolats de Bouloire et de Montmirail.

 

Il est également désireux de rencontrer les fidèles des deux apostolats, aussi nous vous proposons les rencontres suivantes :

 

Samedi 12 avril :

-         17h30, à Montmirail : conférence puis verre de l’amitié.

20h30, au Mans, 18 Bld Curie, conférence sur l’application du Motu Proprio et ses fruits pour la Fraternité Saint-Pierre.

 

Dimanche 13 avril :

- 10h30, à Bouloire, messe célébrée par l’abbé Berg, puis pique-nique tiré du sac, pendant lequel chacun pourra poser ses questions au supérieur général.


 

Le Conseil du Supérieur Général constitué de MM. les abbés (de gauche à droite) :


1. Abbé Alban Cras, Conseiller,

2. Abbé Almir De Andrade, Assistant,

3. Abbé Patrick du Faÿ de Choisinet, Assistant,

4. Abbé John Berg, Supérieur Général,

5. Charles Van Vliet, Assistant,

6. Abbé Josef Bisig, Conseiller.

Image


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Mardi 18 mars 2008

Semaine Sainte à Montmirail.

 

Mercredi Saint : Messe à 18h30

 

Jeudi Saint :

17h30 : Confessions

         18h30 : Messe avec le lavement des pieds puis dépouillement des autels.

         22h00 : Adoration jusqu’à minuit.

 

Vendredi Saint :

15h00 : Chemin de Croix

         15h45 : Récollection de la passion

         17h00 : Grand ménage de l’église

         18h30 : Office solennel de la Croix.

         Confessions de 16h00 à 18h00

Pour les enfants de chœur présents, répétition des cérémonies à partir de 16h00.

 

Samedi Saint :

16h00 – 18h00 : Confessions.

         22h00 : Veillée pascale suivie de la Messe.

 

Dimanche de Pâques :

         11h00 : Messe suivie de la bénédiction de l’œuf de Pâques après la Messe.

         17h00 : Vêpres.

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Jeudi 6 mars 2008

Programme de la Semaine Sainte pour Bouloire

 

 

 

Dimanche des Rameaux :

           

-    10h00 : bénédiction des rameaux au cimetière de Bouloire, puis procession et messe.

 

 

Jeudi Saint :

 

-    19h00-19h45 : Confessions

-    20h00 : Messe de la Cène du Seigneur

-    Puis adoration au reposoir jusqu’à minuit.

 

 

Vendredi Saint :

 

-    15h00 : Chemin de Croix

-    16h00 : Confessions et grand nettoyage de l’église

-    18h00 : Office liturgique du Vendredi Saint

 

 

Samedi Saint :

 

-         16h00 : Confessions

-         21h00-21h40 : Confessions

-         22h00 : Veillée Pascale

 

 

Dimanche de Pâques :

 

-         10h30 : Messe de la Résurrection
16h30 : Vêpres et Salut du Saint-Sacrement

par Les abbés
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Dimanche 24 février 2008
Récollection de Carême à Bouloire
Dimanche 02 Mars

   

Dimanche 02 Mars

4ème Dimanche de Carême

 

Récollection de Carême

 10h30


 12h30


14h30


  15h30


16h00

Grand’Messe.


Déjeuner tiré du sac.


Conférence spirituelle


Salut du Saint-Sacrement


Fin de  la récollection


Possibilité de se confesser avec un des abbés pendant la conférence ou pendant le Salut du Saint-Sacrement
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Vendredi 22 février 2008
Entretien de S. Exc. Mgr Albert Malcolm RANJITH
secrétaire de la S. Congrégation pour le culte divin et la discipline des Sacrements





Bruno Volpe : Monseigneur, malheureusement, la Sainte Messe, en Italie et dans de nombreux autres pays du Monde, continue à ne pas être célébrée comme elle devrait l’être, par des prêtres qui se mettent au centre des attentions et qui inventent des textes impromptus et des rites qui ne sont absolument pas conformes au Magistère.

Mgr Ranjith : C’est vrai et je pense qu’il est vraiment mauvais que des prêtres, heureusement pas tous, continuent à dénaturer, avec des extravagances inexplicables, la liturgie qui – on devrait se le rappeler – n’est pas leur propriété mais appartient à l’Église.

B. V. : Voudriez-vous lancer un appel public ?

Mgr R. : Je rappelle à ces prêtres qu'ils doivent, et j'insiste, respecter la liturgie officielle de l'Eglise catholique. A propos des abus et des interprétations personnelles : la messe n'est pas un spectacle, mais un sacrifice, un don et un mystère. Ce n'est pas un hasard si le Saint-Père Benoît XVI nous rappelle sans cesse de célébrer l'Eucharistie avec dignité et décorum.

B.V. : Venons en à un cas pratique. Certains prêtres s'adonnent à des homélies excessivement longues et pas toujours adaptées aux lectures du jour.

Mgr R. : Tout d'abord je pense qu'une homélie bonne et saine ne devrait jamais dépasser 8-10 minutes ; ceci dit, il est nécessaire que le célébrant étudie en profondeur l'Evangile du jour et qu’il s’y tienne toujours, sans fioritures inutiles ni tournures de mots inutiles. L'homélie est partie intégrante et complémentaire du sacrifice eucharistique, mais il ne doit absolument pas le dominer.

B. V. : Mgr, abordons la question de la communion dans la main. Qu’en pensez-vous ?

Mgr R. : Je crois tout "simplement" que cette pratique doit être revue. Comment procéder ? Pour commencer, un bon catéchisme. Vous savez, hélas, beaucoup de gens ne savent même plus Qui ils reçoivent dans la communion, qui est le Christ, et ainsi approchent de la table de communion sans grande concentration et avec très peu de respect.

B.V. : De manière particulière, que faut-il faire ?

Mgr R. : Nous avons besoin de retrouver le sens du sacré. Je parle seulement en mon nom, mais je suis convaincu de l'urgence du réexamen de la pratique de la communion donnée dans la main, du retour à la distribution de l’hostie aux fidèles directement dans la bouche, sans qu’ils la touchent, rappelant par là que Jésus est vraiment dans l'Eucharistie et que chacun doit Le recevoir avec dévotion, amour et respect.

B. V. : Ne serait-il pas opportun de revenir à l’agenouillement au moment de la communion ?

Mgr R. : Je pense que oui. Ce geste constituerait une véritable marque de respect pour le don et le mystère de l'Eucharistie.

B.V. : Mais certains, même à l'intérieur de l'Eglise, semblent exprimer de "l'embarras" à la seule idée de voir rétabli l'agenouillement devant le Saint-Sacrement.

Mgr R. : Au-dela de la fonction que j’occupe au Vatican, en tant que catholique, je me demande et je me pose la question : pourquoi avoir honte de Dieu ? S’agenouiller à la communion serait un acte d’humilité et de reconnaissance de notre nature en tant qu’enfant de Dieu.
par Les abbés publié dans : Informations
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Mardi 5 février 2008

Neuvaine irrésistible au Cœur Sacré de Jésus

En vue d’obtenir une messe traditionnelle
dans une église du Mans

 

 

Cette neuvaine nous vient de Sainte Marguerite-Marie Alacoque. Padre Pio disait chaque jour cette neuvaine pour tous ceux qui se recommandaient à ses prières.

I - O Jésus, qui avez dit : " En vérité, je vous le dis, demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira !" voici que je frappe, je cherche et je demande la grâce ……

Pater, Ave, Gloria,

Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en vous.

II - O Jésus, qui avez dit : " En vérité, je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, il vous l’accordera ! " voici qu’en votre Nom je demande la grâce ….

Pater, Ave, Gloria,

Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en vous.

III - O Jésus, qui avez dit : " En vérité, je vous le dis, le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point ! " voici qu’en m’appuyant sur l’infaillibilité de vos saintes paroles je demande la grâce …

Pater, Ave, Gloria,

Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en vous.

Prière O Cœur Sacré de Jésus, à qui il est impossible de ne pas avoir compassion des malheureux, ayez pitié de nous, pauvres pécheurs, et accordez-nous la grâce que nous vous demandons, par l’intercession du Cœur Immaculé de Marie, notre tendre Mère.

Saint Joseph, père adoptif du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour nous.

Salve Regina
par Abbé Sauvonnet publié dans : Informations
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Dimanche 3 février 2008

Bulletin paroissial

Notre Dame

de l'Assomption

N°68


Les cierges de la Chandeleur

Extrait du Forum Catholique

Origine

La fête liturgique de la Purification de la sainte Vierge Marie remonte aux temps apostoliques. La bénédiction des cierges et la procession ont été instituées par le Pape saint Gélase [492-496] pour remplacer des solennités païennes des Lupercales et des Amburbales qu’il avait interdites.

Symbolisme

Notre Seigneur Jésus-Christ, lumière du monde, est présenté au Temple par la Vierge Mère.

La cire d’abeille qui a servi à confectionner le cierge est le symbole de la virginité : l’intégrité de Notre-Dame n’a pas été altérée par la chair sainte du divin Enfant, ni dans la conception ni à la naissance. La mèche représente l’âme humaine de notre Seigneur Jésus-Christ. La flamme, qui luit en la partie supérieure, symbolise sa divinité.

Ainsi, le cierge représente le divin Sauveur tout entier – corps, âme et divinité – qui vient illuminer les ténèbres de l’erreur et du péché, et allumer dans le monde entier le feu de l’amour divin. La grâce sanctifiante nous rend participants de cette vie divine.


Usage

Dans les oraisons de la bénédiction, l’Église demande que ces cierges allumés chassent les ténèbres de notre esprit, enflamment nos cœurs du feu de la charité et figurent, par leur splendeur extérieure, le rayonnement de la lumière du Saint-Esprit qui illumine intérieurement nos âmes. Elle demande aussi que ces flambeaux servent à la santé des âmes et des corps.

La bénédiction des cierges est un sacramental, c’est-à-dire une cérémonie instituée par l’Église qui tire son efficacité de sa prière, et qui a des effets principalement spirituels : un sacramental donne des secours particuliers pour que nous soyons disposés à recevoir la grâce sanctifiante. Les sacramentaux ont aussi des effets temporels dans la mesure où cela aide à la sanctification des âmes.
Ils sont ainsi des auxiliaires des sacrements, auxquels ils disposent et dont ils prolongent les effets ; ils ne doivent surtout pas tendre à les remplacer, pas plus qu’ils ne peuvent remplacer la vie morale ou la lutte spirituelle : ce serait gravement se fourvoyer que de le croire.

Celui qui conserve et utilise pieusement les cierges bénits de la chandeleur participe donc d’une façon spéciale à la prière de l’Église et en reçoit beaucoup de grâces.

On les allume principalement :

– pour implorer la lumière du Saint-Esprit dans les doutes, dans les décisions à prendre, dans les études, dans les jugements qu’on doit porter ;

– dans les tentations, pour chasser les démons et faire luire la grâce, la force et la pureté de Jésus-Christ ;

– au chevet des mourants, en souvenir de l’immortalité que notre Seigneur a méritée pour nous, et en signe de la protection de la Vierge Marie dans les derniers combats ;

– dans les temps de ténèbres et de calamité, dans les tempêtes sur terre ou en mer, dans les guerres et les angoisses de toutes sortes, pour implorer la paix intérieure et la protection divine ;

– au chevet des malades, pour demander la conversion ou la sanctification, l’accroissement de la vie spirituelle, la patience et, si Dieu le veut, la guérison.


La bénédiction de Saint-Blaise


La dévotion à saint Blaise contre les maux de gorge était chère à saint François de Sales, qui avait une grande confiance en son intercession.

Saint Blaise [fin du IIe – début du IIIe siècle], après une vie de piété et de vertu et après avoir saintement occupé le siège épiscopal de Sébaste (Arménie), se retira dans une caverne du mont Argée pour y vivre dans la contemplation et la pénitence. Au temps de la persécution de Dioclétien il fut jeté en prison, et là il y guérit les malades, qu’on lui amenait en raison de la réputation de sainteté dont il jouissait. Une mère mit à ses pieds son jeune enfant qui étouffait à cause d’une arête demeurée en travers du gosier, en sorte que les médecins désespéraient de le sauver. Saint Blaise se mit en prière et demanda à Notre-Seigneur de guérir cet enfant et tous ceux qui, affectés d’un mal semblable, se recommanderaient à lui. L’enfant fut aussitôt guéri. Après avoir été battu de verges et avoir eu tout le corps déchiré par des peignes de fer, saint Blaise eut la tête tranchée et mourut en confessant glorieusement la foi de Jésus-Christ ; c’était le 3 février, et sa fête se célèbre à cette date.


Pour le jour de sa fête, il existe dans le Rituel romain une bénédiction spéciale qui protège contre les maux de gorge. Le prêtre commence par bénir deux cierges en récitant l’oraison suivante :


O Dieu tout-puissant et très doux, qui avez créé les variétés de toutes les choses du monde par votre seule parole et qui avez voulu que s’incarnât ce même Verbe par lequel toutes choses ont été faites ; qui êtes très grand et immense, terrible et digne de louange, et dont les œuvres sont admirables ; pour la confession de la foi en lequel le glorieux évêque et martyr Blaise, ne craignant pas toutes sortes de tourments, a heureusement acquis la palme du martyre ; qui lui avez accordé entre autres grâces la prérogative de guérir par votre vertu quiconque serait malade de la gorge : nous prions et supplions votre majesté pour qu’avec bienveillance vous ne considériez pas notre culpabilité mais ses prières et ses mérites et que, par votre vénérable tendresse, vous daigniez bé + nir et sancti + fier cette créature de cire en y infusant votre grâce ; de telle sorte que tous ceux qui auront mis, avec une sainte confiance, leur cou à son contact soient libérés de toute maladie de la gorge par les mérites de sa passion, et que, guéris et joyeux, ils vous rendent des actions de grâce dans votre Église sainte, et louent votre nom glorieux, qui est béni dans les siècles des siècles. Par votre Fils Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles.


R. : Ainsi soit-il.

Le prêtre asperge les cierges d’eau bénite. Ceux qui veulent recevoir la bénédiction se mettent à genoux devant l’autel. Le prêtre place les deux cierges en forme de croix sous le menton de chacun en disant à chaque fois :
Que Dieu, par l’intercession de saint Blaise, évêque et martyr, te délivre du mal de gorge et de tout autre mal. Au nom du Père et du Fils + et du Saint-Esprit.
R. : Ainsi soit-il.

La Sacrée Congrégation des Rites a rappelé qu’on doit se conformer en tout au Rituel romain (1 février 1924) ; elle a en outre précisé que les deux cierges doivent être éteints (16 janvier 1936) et qu’on peut donner cette bénédiction tout au long de la journée du 3 février (3 mars 1936).


Le jeûne catholique

d'après la liturgie des premiers jours de Carême

 In La Vie Spirituelle n°113

Ce n'est pas de la nécessité et des bienfaits du jeûne que je veux parler ici, mais de l'esprit dans lequel il faut jeûner pour que cette précieuse pratique d'ascétisme porte tout son fruit. Or la liturgie des premiers jours du Carême, des quatre jours qui précèdent le premier dimanche, con­tient, comme ramassés pour notre instruction, les conseils les plus propres à nous faire bien comprendre l'esprit du jeûne catholique et les dispositions dans lesquelles nous devons entrer dans le saint temps de Carême.

D'abord la raison de la nécessité du jeûne. Tout de suite elle nous est indiquée, par les paroles, tirées du chapitre XI de la Sagesse, qui forment l'introït de la messe du mer­credi : « Vous avez pitié de tous les hommes Seigneur et vous ne haïssez aucune de vos créatures : vous fermez les yeux sur leurs péchés pour les amenez à la pénitence, et vous leur pardonnez. » La raison de notre jeûne, c'est donc que nous sommes pécheurs, que nous devons faire pénitence, que Dieu nous y attend. C'est notre devoir, dont l'Église nous indique et l'époque et le mode.

Mais quelles sont les conditions qui donneront au jeûne sa valeur satisfactoire ? On peut les ramener à quatre.

1° La sincérité de la pénitence. - L'épître du jour des Cendres pose en termes singulièrement forts, empruntés au prophète Joël (ch. II), les qualités d'une pénitence sin­cère : « Voici ce que dit le Seigneur : Revenez à moi de tout votre coeur, avec des jeûnes, avec des larmes et des lamentations. Déchirez vos coeurs, et non vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté... »

Déchirez vos coeurs et non vos vêtements : c'est le mot qui résume tout. La première condition d'une pénitence sincère, c'est qu'elle soit intérieure, qu'elle mette au coeur une douleur vraie, avec une volonté d'amendement et d'expiation. C'est cette douleur que le graduel et le trait invitent à manifester, les prêtres par leurs larmes, les fidèles de tous les âges par leurs réunions pieuses et l'abs­tention des plaisirs même légitimes, tout en implorant la miséricorde divine : « Seigneur, ne nous traitez pas comme nos péchés nous ont mérité de l'être. »

Pénitence intérieure, mais dont les manifestations publiques elles-mêmes ne doivent pas révéler ce qu'elle a d'afflictif pour le corps : pénitence modeste et sans osten­tation, suivant la recommandation (le l'évangile du même jour : « Lorsque vous jeûnez ne faites pas comme les hypocrites, qui prennent une mine défaite, pour faire voir aux hommes qu'ils jeûnent... Vous, lorsque vous jeûnez, parfumez-vous la tête. Lavez-vous le visage, pour ne pas faire voir aux hommes que vous jeûnez, mais à votre Père qui voit ce qui est » Et l'évangile conclut que c'est au ciel qu'il faut amasser des trésors que rien ne pourra nous enlever (Matth., VI). Or notre trésor est là où nous mettons notre cour : si nous nous attachons à la vanité, au désir de paraître, à la louange des hommes, nous nous faisons une richesse périssable; si nous tournons vers Dieu toutes nos intentions, nous amassons un trésor incorrup­tible. Et quel plus beau trésor que celui venant d'une pénitence cachée aux hommes, visible à Dieu seul?

2° La prière. - Le jeûne a la prière comme compagne habituelle. Le Sauveur nous avertit que le démon ne peut être chassé que par la prière et le jeûne. Les Actes des Apôtres nous montrent les disciples « priant et jeû­nant » dans toutes les circonstances importantes, et l'Évan­gile (Luc, II) parle de la prophétesse Anne comme ne ces­sant jour et nuit, à quatre-vingts ans, de servir au temple en jeûnant et en priant. La messe du jeudi associe les deux actes, en particulier dans la collecte : « O Dieu que le péché offense et que la pénitence apaise, écoutez dans votre bonté les prières et les supplications de votre peu­ple, et daignez détourner de nous les fléaux de votre colère mérités par nos péchés. » Mais surtout, l'épître et l'évangile nous citent deux admirables traits de prière exaucée par Dieu : l'un de l'Ancien Testament (Isaïe, XXXVIII) : la supplication du roi Ezéchias mourant, qui obtient quinze ans de plus à vivre ; l'autre tiré de saint Matthieu (VIII), qui raconte la demande du centurion et la guérison de son serviteur. Pourquoi la liturgie de ce jour cesse-t-elle de parler du jeûne, pour mettre en avant, avec une sorte d'insistance, le devoir de la prière? Seigneur, exaucez ma supplication, ne la dédaignez pas : regardez­-moi, exaucez-moi (introït) - Seigneur, j'ai élevé mon âme vers vous : mon Dieu, j'ai confiance en vous (offer­toire). C'est parce que ma prière est nécessaire pour garder au jeûne son intention surnaturelle : celui qui fait péni­tence sans y ajouter une humble prière, et très constante, risque de se complaire lui-même et de tomber dans l'orgueil; les exemples sait innombrables de grands péni­tents qui, faute de prier, n'ont pas su rester dans l'hu­milité.

 

3° Les bonnes oevres. La prière, dit saint Augustin, a deux ailes qui la font voler tout droit au ciel : le jeûne et l'aumône. L'épître du vendredi nous révèle l'insuffi­sance du jeûne qui n'est pas accompagné de bonnes oeuvres; elle est tirée du chapitre LVII d'Isaïe, et voici les paroles que le prophète met dans la bouche de Jéhovah répondant à son peuple qui se plaint de n'être pas exaucé malgré ses jeûnes : « Le jeûne que j'aime consiste à déta­cher les chaînes injustes, à délier les nœuds du joug, à renvoyer libres les opprimés ... à rompre ton pain à celui qui a faim, à recueillir chez toi les malheureux sans asile, à couvrir un homme que tu vois nu. » - Et l'évangile, confirmant ces conseils, rappelle que les vrais enfants du Père qui est aux cieux doivent surpasser en vertu et en bonnes oeuvres les publicains et les incroyants, et tendre à être parfaits comme le Père l'est lui-même, en aimant jusqu'à leurs ennemis, en leur rendant le bien pour le mal, en priant pour leurs persécuteurs (Matth., V). « Vou­lez-vous, dit saint Cyrille d'Alexandrie, présenter à Jésus-­Christ un jeûne véritable, un jeûne pur ? Regardez d'un oeil favorable ceux qui luttent contre la pauvreté. » L'au­mône doit être, elle aussi, une compagne très fidèle du jeûne. Jeûnez, priez, donnez, et vous aurez parfaitement employé votre Carême.

 

4° S'abstenir du péché. - Lorsque le prophète nous conseille de déchirer nos coeurs, il veut dire que la péni­tence doit tendre à détruire ce qu'elle déteste, le péché, et par suite à nous faire un coeur nouveau : cor mundum crea in me, Deus. L'épître du samedi est la suite de celle de la veille, et elle ajoute au conseil de pratiquer les bonnes oeuvres celui de cesser de mal faire. « Si tu t'abs­tiens de faire peser ton joug, et du geste menaçant, et des discours injurieux,... et de fouler aux pieds le sabbat en t'occupant de tes affaires en mon saint jour... et de ne suivre que tes voies et ta volonté..., alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur. » La destruction de nos vices, l'amendement de notre vie, c'est là la grande affaire du Carême : le jeûne corporel n'est qu'un moyen, commandé, donc obligatoire ; mais il faut d'abord jeûner du péché, faire abstinence de ses fautes habituelles, redresser sa volonté mauvaise, engager, avec l'aide de Dieu, une lutte acharnée contre l'esclavage du mal, contre la paresse, contre l'indifférence spirituelle, contre la sensualité, cou­tre tout ce qui nous entraîne à offenser Dieu, contre nous-mêmes. Suivant les termes de la Préface : que le jeûne corporel réprime nos vices, élève notre âme, accroisse notre vertu.

J'ajoute un mot à ces considérations. Le jeûne, au dire de tous les médecins, est excellent pour la santé. La col­lecte de ce samedi le remarque : « Seigneur, écoutez nos supplications, et accordez-nous de célébrer avec une dévotion sincère ce jeûne solennel, si sagement institué pour la guérison des Ames et des corps. » Et l'évangile nous dit la multitude des guérisons qu'opérait Notre ­Seigneur sur quiconque l'approchait ou touchait seule­ment la frange de sa tunique. Jeûnez donc, priez, multi­pliez les bonnes oeuvres, cesser de pécher, et au jour de vos Pâques, vous vous approcherez de Jésus-Christ, et vous serez guéris. Amen

Juvisy.

A. de Boissieu, O. P.

 

par Montmirail publié dans : Bulletin Montmirail
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Lundi 28 janvier 2008

Interview de Mgr Guido Marini, nouveau cérémoniaire de Benoït XVI


On apréciera particulièrment l'interview donnée par Petrus au nouveau maître de cérémonies du pape, Msgr Guido Marini, qui a remplacé il y a peu l'archevêque Mgr Piero Marini. Originaire du diocèse de Gènes, formé à l'école du Cardinal Siri, il a 42 ans.

Jeune, il reflète plutôt bien les idées liturgiques des prêtres diocésains de sa génération. Interrogé sur la "sensibilité ", il répond sur l'objectivité de la liturgie. Un grand bravo, donc... Nous lui souhaitons un grand succès dans l'organisation des céremonies pontificales ! 

 

Beaucoup disent que vous avez étéhttp://www.scholasaintmaur.net/img/Msgr_Guido_Marini.jpg nommé parce que liturgiquement, vous êtes plus sobre que Mgr Piero Marini. Mais quel est votre concept liturgique ?

Ce que l’Église veut et enseigne, ni plus, ni moins. Je ne suis pas le genre de personnes qui recherche les nouveautés ou les bizarreries. Cela peut sembler banal, mais la liturgie requiert le  respect pour les les règles établies par l’Eglise, et je ne vois aucune raison de les ignorer.


On dit qu’à Gènes où vous travailliez jusqu’à maintenant, la liturgie était si bien menée, solennelle et élégante, sans accès de fantaisie…

Mais la liturgie est comme cela par sa propre nature. Laissez moi le répéter. Personne ne peut se mettre en dehors des normes liturgiques. La Messe est un don de grâce, pas un show. Donc aucune fabrication, mais le respect absolu des règles liturgiques.


Le Pape Benoît XVI, en plus d’être un très grand théologien, est aussi un liturgiste subtil.  Il donne une grande importance à la liturgie, exécutée correctement.

Collaborer avec le Saint Père sera pour moi une grâce. La popularité de ce pape est évidente pour tous, pour sa prédication de la Vérité et du courage. En ce qui concerne la liturgie, je partage entièrement la position du Pape : la Messe est un sacrifice.


D’après vous, il y a-t-il eu des abus liturgiques récemment ?

Vous savez, l’Eglise est grande. Mais comme le même Pontife l’a reconnu lui-même dans la lettre expliquant le Motu Proprio Summorum Pontificum, il y a eu des abus et des interprétations abusives. Tout ce que je peux dire, c’est que, à coup sûr, je ne serai l’auteur d’aucune fabrication, et je me limiterai moi-même à l’application scrupuleuse des règles qui existent aujourd’hui.


A ce sujet, que pensez-vous du Motu Proprio qui a levé les restrictions sur la Messe de « rite tridentin ».

Je suis d’accord à 100% avec le Motu Proprio, comme un acte de sens commun, de justice, de liberté et de clairvoyance.
par Abbé Sauvonnet publié dans : Informations
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Lundi 28 janvier 2008
"Tournés vers le Seigneur" par le pape Benoit XVI

Voici un article intéressant trouvé sur le site "chiesa.espresso. repubblica.it": la politique des petits pas:

Pour en revenir à l’orientation de la célébration, il suffit, pour comprendre à quel point les mots du maître des célébrations liturgiques pontificales Guido Marini reflètent la pensée de Benoît XVI, de noter ce qu’a dit le pape dans ce passage de sa dernière audience générale du mercredi, le 23 janvier dernier:
"Dans la liturgie de l’ancienne Eglise, après l’homélie, l’évêque ou le président de la célébration, le célébrant principal, disait: ‘Conversi ad Dominum’. Alors, lui-même et tous les fidèles se levaient et se tournaient vers l’Orient. Tous voulaient regarder vers le Christ
".
Dans le numéro du lundi 14 janvier, "L’Osservatore Romano" est revenu sur la messe et les baptêmes que Benoît XVI avait célébrés dans la Chapelle Sixtine le dimanche précédent, jour de la fête du Baptême du Seigneur. Le journal du Saint-Siège soulignait que "pour la première dois depuis le début de son pontificat", le pape "a célébré la messe en public à l’autel traditionnel" (photo).

Et d’expliquer:

"Il a été décidé que la célébration se ferait à l’ancien autel afin de ne pas altérer la beauté et l’harmonie de ce joyau architectural, en préservant sa structure du point de vue de la célébration et en ayant recours à une possibilité prévue par la règle liturgique. A certains moments, le pape s’est alors retrouvé dos aux fidèles et le regard tourné vers la Croix, invitant ainsi toute l’assemblée à faire de même".

Quelques jours plus tard, dans une interview accordée le 20 janvier à Radio Vatican, le nouveau maître des célébrations liturgiques pontificales Guido Marini a fourni des explications supplémentaires:

"Je pense qu’il est important avant tout de se concentrer sur l’orientation que la célébration devrait toujours suivre: je parle de la centralité du Seigneur, le Sauveur crucifié et ressuscité d’entre les morts. Cette orientation doit déterminer la disposition intérieure de toute l’assemblée et, par conséquent, les modalités de la célébration extérieure. L’emplacement de la croix sur l’autel au centre de l’assemblée permet de transmettre ce contenu fondamental de théologie liturgique. Mais il peut se trouver des circonstances particulières où, du fait des caractéristiques artistiques du lieu sacré et de sa beauté et de son harmonie particulières, il devient souhaitable de célébrer depuis l’ancien autel. On conserve d’ailleurs ainsi l’orientation exacte de la célébration liturgique. C’est exactement ce qui s’est produit dans la Chapelle Sixtine. Il s’agit d’une pratique autorisée par la réglementation liturgique, en accord avec la réforme conciliaire".

En ce qui concerne "le dos tourné vers les fidèles":

"Dans le cas où la célébration se déroule selon ces modalités, il ne s’agit pas tant de tourner le dos aux fidèles que de s’orienter avec eux vers e Seigneur. De ce point de vue, on ne ferme pas les portes à l’assemblée mais on les lui ouvre, pour la conduire vers le Seigneur. Dans la liturgie eucharistique, on ne se regarde pas mais on regarde Celui qui est notre Orient, le Sauveur".

Et à propos du motu proprio "Summorum Pontificum" qui a libéralisé l’usage de l’ancien rite de la messe:

"La liturgie de l’Eglise, comme d’ailleurs sa vie toute entière, est faite de continuité: je dirais de développement dans la continuité. Cela veut dire que l’Eglise suit son cheminement historique sans perdre de vue ses propres racines et sa propre tradition vivante. Dans certains cas, il faut alors récupérer des éléments précieux et importants qui ont été perdus et oubliés en cours de route et dont la vraie signification a perdu de sa clarté avec le temps. Il me semble que le Motu proprio va justement dans cette direction: réaffirmer avec beaucoup de clarté qu’il y a une continuité dans la vie liturgique de l’Eglise, qu’il n’y a pas de rupture. On ne doit donc pas parler d’un retour au passé mais d’un vrai enrichissement pour le présent, en vue de l’avenir".

Le cardinal secrétaire d’état Tarcisio Bertone a toutefois annoncé le 6 janvier dans une interview à "Famiglia Cristiana" qu’une instruction sur le motu proprio est en préparation, "qui en fixera bien les critères d’application".

Par ailleurs, il est prévu de publier sous peu une nouvelle formulation de la prière pour les juifs incluse dans le rite du Vendredi Saint du missel "tridentin" de 1962 libéralisé par le motu proprio. La référence à la condition de "ténèbres" et d’"aveuglement" du peuple hébreu disparaîtra, mais la prière pour leur conversion sera conservée. "Parce que dans la liturgie, nous prions toujours pour la conversion, d’abord la nôtre puis celle de tous les chrétiens et de tous les non-chrétiens", a expliqué l’archevêque Angelo Amato, secrétaire de la congrégation pour la doctrine de la foi, dans une interview à "Avvenire".
par Abbé Sauvonnet publié dans : Informations
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Samedi 19 janvier 2008

Laïcité : un ancien franc-maçon écrit à Nicolas Sarkozy

 


Le docteur Maurice Caillet, ancien interne des Hôpitaux de Paris, ancien vice-président de l’Observatoire de santé de Bretagne et ancien… franc-maçon, réagit à l’audience accordée aux dirigeants des principales obédiences maçonniques françaises par le président de la République, après le discours du Latran.

 

 

 

 « Membre de l’UMP, et ayant voté pour vous sans réserve, j’ai beaucoup apprécié votre définition d’une “laïcité positive”, lors de votre discours au Latran.

Dans son édition du 12 janvier (page 10), Le Monde relate la démarche auprès de vous du G.O.D.F le huit du même mois. Selon le Grand Maître, vous vous seriez montré « en retrait » par rapport à vos déclarations romaines, et il annonce d’une part votre prochaine invitation en “tenue blanche” et d’autre part l’ouverture prochaine de France 2 pour la maçonnerie, le dimanche matin.


Étant ami d’Alain Bauer (ancien Grand Maître et démissionnaire de la maçonnerie), vous ne pouvez ignorer, M. le président, que la maçonnerie soutient une conception laïciste des relations entre l’État et les religions, en niant notamment les racines chrétiennes de la France, au mépris de connaissances historiques indéniables. Vous ne pouvez non plus ignorer que la maçonnerie n’est pas une religion et qu’elle n’a aucune place au Jour du Seigneur sur nos chaînes publiques.


Enfin, si vous avez lu le Crépuscule des Frères » (La Table ronde) du même Alain Bauer, vous savez que la maçonnerie est un lobby en profond déclin et qu’il n’y a aucune raison que vous lui fassiez la moindre concession par rapport à vos convictions exprimées récemment à Rome.


Je ne représente rien qu’une expérience personnelle de quinze années de maçonnerie active, mais je me verrai dans l’obligation morale de renvoyer ma carte de l’UMP si la maçonnerie, qui ne comporte que 140.000 adeptes, obtient les promesses que vous auriez faites &agrav