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La Fraternité Saint-Pierre a dans la Sarthe deux apostolats :
1/Bouloire desservi par labbé Sauvonnet et l'abbé Giard.
2/Montmirail desservi par labbé Robinne.
Vous trouverez leurs coordonnées plus bas, avec les horaires de messes.
"Cette année, le pape Benoît XVI va apporter quelques modifications dans les liturgies célébrées à Saint-Pierre de Rome à l'occasion de Noël. Après l'intonation du "Gloria" par le
Saint-Père, à la Messe de Minuit, on sonnera les cloches tandis que l'hymne se poursuivra accompagné à l'orgue. L'habituel rituel de l'hommage des enfants représentant les continents et venant
apporter des fleurs sera déplacé à la fin de la célébration liturgique, au moment où le pape se rend à la crèche.
Si, au cours des célébrations, les différentes langues utilisée pour les Lectures et la Prière universelle reflètent la participation des fidèles de tous les pays, l'emploi du latin sera
l'occasion d'exprimer, au-delà des variations linguistiques, l'unité et la catholicité de l'Eglise. [...] Enfin, la messe [de l'Epiphanie] au cours de laquelle le pape baptisera
treize enfants sera célébrée en la Chapelle Sixtine. Et cette fois encore, ce sera l'ancien autel qui sera utilisé. Benoît XVI souhaite ainsi rappeler qu'il faut toujours veiller à
préserver la structure des joyaux architecturaux qui nous ont été légués, et rappeler aussi que la célébration face à l'Orient est tout à fait légitime dans la liturgie actuelle."
Quelques conseils de pédagogie adaptés au carctère de l'enfant
Précisions enfin que les distinctions de tempéraments ou de caractères sont théoriques, car ils ne se rencontrent pas à l'état pur. Bien souvent il y a un mélange, cependant avec une
prédominante.
Enfin nous avons donné pour chaque type de tempérament et de caractère après la description, quelques conseils afin d'aider les éducateurs.
Pour la classification des tempéraments nous avons retenu la division classique des anciens : les sanguins et les nerveux avec prédominance de la sensibilité ; les colériques ou bileux et les
lymphatiques ou flegmatiques avec prédominance de l'activité.
Tempérament
Description physique
Qualités
Défauts
Comment les aider
Sanguins
Teint rouge, lèvres épaisses.
Cheveux blonds, châtains.
Physionomie animée.
Mains chaudes et fermes.
Dévouement,
Générosité
Simplicité de cœur,
Aimable,
De bonne humeur.
Inconstance,
Légèreté,
Sensuels, superficiels,
Trop influençables,
Portés à la colère.
Il faut leur inculquer une discipline de vie et la régularité ainsi que le sens des devoirs achevés.
Il faut les encourager avec douceur et patience. On peut utiliser leur besoin d'activité et de dévouement.
Il faut modérer les plaisirs des sens.
Nerveux
Teint jaune ou pâle.
Lèvres pâles et serrées.
Menton pointu.
Physionomie sombre.
Mains osseuses.
Délicatesse, aptitude à la vie intérieure.
Cœur compatissant,
Volonté forte.
Pessimisme,
Soupçonneux,
Susceptibilité,
Mélancolie.
On doit les aider à trouver joie et force dans la vie intérieure, en leur montrant un bel idéal.
Il faut leur témoigner de la sympathie et de l'amitié afin de les sortir de leur introspection.
Il faut les ramener à la réalité pour les sortir de leur imagination (qui grossit les difficultés).
Bileux ou colériques
Teint basané, lèvres serrées.
Cheveux noirs ou bruns.
Mains dures
Physionomie froide, regard dur.
Forts, robustes
Aptitude au commandement,
Actifs,
Organisateur.
Ambition, obstination.
Autoritarisme,
Indépendance,
Trop de précipitation.
On peut employer leur énergie pour se dominer et se sanctifier.
Il lui faut apprendre à réfléchir avant d'agir, à avoir plus de compassion pour eux et pour les autres.
Il leur faut estimer et désirer l'humilité.
Lymphatiques
Teint blanc, lèvres épaisses et sans couleur.
Cheveux blonds, roux. Mains nobles.
Physionomie sans vie, sans expression.
Yeux bleus, visage gras.
Démarche lente et timide.
Patience
Régularité
Bonté
Passivité
Calme
Egoïsme, sans grand idéal ni grande énergie.
Lenteur et mollesse
Facilement sensuels, peu sensibles.
Il faut fortifier leur volonté pour secouer leur passivité.
Il convient de susciter chez eux l'enthousiasme pour un idéal.
Il faut les porter au dévouement.
Comment déterminer le caractère de quelqu'un ?
IL EXISTE plusieurs classifications. Nous avons choisi celle d'André Le Gall et de René Le Senne, qui a l'avantage de donner une vue plus globale de la psychologie de l'enfant.
Cette étude permet de mieux connaître l'enfant, c'est pourquoi nous nous y attarderons davantage.
LES CRITÈRES.
On considère qu'il y a trois éléments fondamentaux dans le caractère que nous allons définir.
1. L'émotivité.
Tout événement auquel nous assistons, ou que nous subissons, produit en nous un ébranlement psychologique plus ou moins fort que l'on appelle émotion.
L'émotif sera facilement et fortement ébranlé par les événements (cris, larmes parce qu'on lui a cassé son jeu de construction ; explosion de joie, enthousiasme quand on lui propose une
sortie agréable...). Il fait corps avec le monde. Il prend trop à coeur les événements. C'est une caractéristique des sentimentaux et des passionnés qui leur donne à la fois une certaine
inconstance, légèreté et une facilité d'extériorisation. L'émotif sera facilement inquiet, d'humeur variable. Sa réaction devant certains événements peut être violente, et peu de chose peut
suffire pour la provoquer.
Le non émotif sera par contre plutôt froid, difficile à émouvoir, moins démonstratif, plus posé, plus intérieur, et donc plus seul et plus réservé. On trouvera chez lui le sérieux, l'égalité
d'humeur, mais peu d'enthousiasme, peu d'élan, c'est une caractéristique des flegmatiques et des sanguins.
2. L'activité.
Ce terme n'a pas le sens du langage courant, il ne signifie pas le besoin d'agir. L'activité concerne la réaction vis à vis d'un événement qui contrarie nos désirs ou nos projets.
L'actif, loin d'être arrêté dans son action par un événement qui le contrarie, redouble d'ingéniosité et de courage. L'obstacle le fait réagir, stimule sa volonté pour parvenir à ses fins.
L'actif aime vaincre la difficulté. Il se livre aussi sans délai à des travaux imposés, à des obligations qui se proposent à lui. L'actif est toujours occupé, même pendant les heures de
loisir. Il est persévérant dans ses activités parce que tenace.
Le non actif, au contraire, sera vite découragé devant les difficultés, peu entreprenant, sans grande initiative. Très vite il se plaint. Facilement il laisse l'activité imposée pour faire
celle qui lui plaît.
3. Le retentissement.
Lorsque l'on perçoit un événement, il y a un premier groupe d'effets produits sur le corps et sur l'âme, c'est ce que l'on appelle la fonction primaire de la représentation. Une fois que la
perception est sortie de la conscience claire, elle continue et peut-être pendant des années, à produire d'autres effets. Pour ce second retentissement, on parle de la fonction secondaire de
la représentation.
Exemple : un professeur regarde une pendule pendant son cours, et alors mentalement il lit l'heure, et réfléchit sur le temps qui lui reste. C'est la fonction primaire. Par la suite, le
professeur va parler beaucoup plus vite sans le faire intentionnellement, prévoir des leçons moins chargées..., c'est la fonction secondaire.
Pour le primaire, le retentissement de l'événement présent est de beaucoup le plus important. Pour le secondaire, l'influence des expériences passées prévaut sur celles du présent. Un homme
injurié, s'il est primaire, va être profondément ému, réagir immédiatement et vivement, puis il oubliera tout. Tandis que le secondaire laisse passer calmement l'événement, mais se laissera
prendre plus par un violent désir de vengeance (ex. La mule du pape d'Alphonse Daudet).
Devant un événement il y a une réaction immédiate chez le primaire. Il fait corps avec l'événement, et change avec la venue d'un autre événements (Jean qui rit, Jean qui pleure). Son chagrin
est vite oublié par la joie qui s'annonce. On trouve aussi chez lui l'impulsivité, l'irréflexion : par contre il a l'esprit d'à propos, d'adaptation.
Le secondaire au contraire est plus réfléchi, il ne réagit pas de suite, mais il demeurera longtemps sous le coup de la même impression. Si un chagrin survient il le revivra longuement, une
injustice sera longtemps remâchée. La secondarité est la mère des grandes fidélités, comme des rancunes tenaces.
TABLEAU DES TEMPÉRAMENTS
É. A. S. : Émotif - Actif - Secondaire PASSIONNÉ
É. A. P. : Émotif - Actif - Primaire COLEREUX
É. nA. S. : Émotif - non Actif - Secondaire SENTIMENTAUX
E. nA. P : Émotif - non Actif- Primaire NERVEUX
nÉ. A. S. : non Émotif - Actif - Secondaire FLEGMATIQUE
nÉ. A. P. : non Émotif - Actif - Primaire SANGUIN
nÉ nA. S. : non Émotif - non Actif - Secondaire APATHIQUE
nÉ. nA. P. : non Émotif - non Actif - Primaire AMORPHE
Avec un peu de psychologie, les parents sauront découvrir les défauts et les qualités de chaque tempérament.
Par une sage éducation, on saura exploiter et diriger les éléments positifs et corriger les éléments négatifs.
Caractères
Qualités
Défauts
Comment les aider
E. A. S. : Passionné
Fort, résolu, énergique, tenace, attaché à l'ordre et aux principes, consciencieux, caractère droit.
Ambition, orgueil, dur, autoritaire.
Indépendant, susceptible.
Orienter son affectivité vers l'amour de Dieu.
Insister sur la valeur de l'humilité.
Etre exigeant, lui parler au cœur.
E. A. P. : Colérique
Grande vitalité, gai, toujours occupé.
Grande cordialité.
Impulsif, excessif, colérique, vaniteux.
Inconstant, se disperse vite, se précipite
Le discipliner : qu'il achève un travail commencé.
Travailler l'humilité. Il a besoin d'encouragement, de sourire pour donner le meilleur de lui-même.
E. NA. S. : Sentimental
Fidèle aux personnes, à son devoir.
Amour de la perfection.
Délicatesse et profondeur pour comprendre les autres.
Facilement blessé, timide, indécis, vite découragé.
Tendance au scrupule, esprit lent, goût de la solitude.
Il lui faut de l'affection, de la compréhension. Minimiser ses faiblesses. Lui donner une activité dans laquelle il se sent à l'aise. Lutter contre sa timidité, lui redonner confiance
en lui.
E. NA. P. : Nerveux
Très sensible.
Imaginatif.
Irrégulier, instable. Manque d'objectivité, sentiment excessif de soi (complexe d'infériorité). Susceptible, impulsif et agité.
Persévérance, beaucoup de délicatesse et d'encouragement. Opposer une froideur mesurée devant ses colères.
NE. A. S. : Flegmatique
Calme, homme de devoir.
Sens pratique. Pondéré, réfléchi, ferme.
Ouvert aux autres.
Egoïste, intimidant, froid.
Manque de chaleur, de délicatesse.
Danger des manies, des habitudes, de la routine.
Développer son émotivité, les activités artisti-ques, musicales.
Il a une dévotion plus affective, l'aider à se dévouer et à sortir de lui-même.
NE. A. P. : Sanguin
Disponible, ouvert à tous.
Gai, bon vivant.
Grand sens pratique.
Porté aux plaisirs sensuels et à la gourman-dise, versatile. Il n'a pas de volonté. Il est mondain, aime les succès, la réussite, l'estime des autres. Vite égoïste.
Il faut l'aider à être plus délicat envers les autres.
Il faut lutter contre son égoïsme et sa tendance à la sensualité. Effort soutenu vers la bien.
NE. NA. S. : Apathique
Très calme, égalité d'humeur, ponctuel.
Fidélité dans certaines pratiques de piété.
Egoïsme, paresse, sans élan, sans ressort.
Il est facilement complexé, a un manque d'assurance.
Il est enclin à s'attacher aux choses, à l'argent.
Il convient de le stimuler dans sa torpeur, de lui donner des efforts concrets, de lui demander quelques témoignages de sentiments. Il faut l'aider à accepter les petits dérangements.
Insister sur les activités sportives.
NE. NA. P. : Amorphe
Gai, social.
Tendances à l'égoïsme, à la paresse, à la sensualité.
C'est un gros mangeur, un gros dormeur. Il a peu de sens pratique.
Il faut l'aider à dompter la sensualité, lui imposer des efforts concrets et modestes.
Il faut l'encourager, travailler avec lui, le stimuler.
E. = émotif NE. = non émotif A. =
actif NA. = non
actif S. =
secondaire P. = primaire.
- L'exemple est un des plus puissants moyens d'éducation. Notre-Seigneur a commencé par faire avant d'enseigner. « Coepit facere et docere. »
- Notre attitude à l'heure de la prière, notre façon de faire le signe de la croix, le respect avec lequel nous prononçons les paroles de la Sainte Messe, le regard de foi que nous fixons sur
l'hostie ont, à notre insu, plus d'influence sur les âmes que les plus beaux discours.
- Ce qui compte en matière d'éducation, c'est ce que nous sommes ou, à tout le moins, ce que nous nous efforçons d'être, bien plus que ce que nous disons.
« On fait plus de bien par ce qu'on est ou par ce qu'on fait, que par ce qu'on dit. » (Ollé-Laprune.)
- Le meilleur moyen d'éveiller et d'affermir la foi de ceux qui nous entourent, c'est de leur prouver par toute notre vie, en agissant conformément à ce que nous affirmons, que nous croyons
vraiment à ce que nous disons.
- Il n'est pas de plus grave dommage que l'on puisse causer à l'enfant que de l'habituer à considérer les vertus du christianisme comme des choses qui se disent, mais qui ne se font pas. Le
christianisme alors n'est plus qu'une langue sublime, il cesse d'être une vie.
- Il y aurait à chercher plus loin, dans la psychologie même de l'adolescent, les raisons qui donnent à l'exemple la supériorité sur la parole. Ce qui croît chez l'enfant, c'est l'indépendance,
en même temps que l'affirmation de sa personnalité.
Il tend à secouer un beau matin le joug: non seulement celui qui pèse actuellement sur lui, mais celui qui pèse dans son avenir. Par un instinct subtil, il distingue nettement ce qu'il doit à
autrui et ce qu'il se doit à lui-même. Follement avide de rejeter l'influence étrangère, il garde jalousement ce qu'il s'est approprié par son propre choix. Et dès lors il faut accorder à
l'influence indirecte, et pour ainsi dire involontaire et anonyme, une efficacité bien plus profonde et tenace, qu'à l'influence directe qui s'exerce par volonté, par pression, et par contrainte.
L'esprit de contradiction n'est pas seulement un jeu auquel se plaît l'humeur juvénile; il est dans la nature. La vie est si égoiste et s'aime tellement elle-même qu'elle finit par se
dépouiller, autant qu'elle le peut, de ce qui n'est pas elle.
C'est pourquoi il est si important que la formation spirituelle dérive non d'un commandement auquel on est tenté de s'opposer, mais de l'estime qt de l'amour secret de la vertu dans un
exemple vivant. (R.P. Charmot. )
AUTORITÉ
- L'autorité est un ensemble de qualités en vertu desquelles l'éducateur amène facilement les enfants à aimer et à vouloir ce qu'il estime conforme à leur plus grand bien.
- L'autorité ne s'obtient pas sur commande, ou en vertu de la fonction que l'on assume : il faut la gagner et la mériter.
- Si l'éducateur exerce l'autorité, ce doit toujours être pour le plus grand bien des enfants ici plus qu'ailleurs, commander c'est servir.
- Ne confondez pas autorité et autoritarisme. L'autoritarisme est une caricature de l'autorité en vertu de laquelle on commande « sans raisons proportionnées ».
Rien de plus dangereux, car à force d'intervenir à chaque instant, à tort et à travers, on risque d'étouffer toute spontanéité chez ceux à qui on commande, et on finit par se rendre odieux.
Remarquez que ce sont souvent les tempéraments timides qui sont les plus autoritaires. Etant les moins sûrs d'eux-mêmes, ils ont besoin de se convaincre, par des affirmations réitérées et souvent
intempestives, qu'ils sont les maîtres.
L'essentiel n'est pas de commander, mais d'obtenir, et l'idéal est d'obtenir en commandant le moins possible.
- Par le fait même que vous avez une responsabilité, et dans la mesure où vous l'avez, vous détenez l'autorité.
Si vos qualités d'autorité ne sont pas à la hauteur de votre fonction, il y a là un désordre qui peut être cause de graves dommages pour vous et pour les autres.
En effet, si, par manque d'autorité, vous ne faites pas respecter « l'autorité », vous facilitez l'indépendance, la révolte ou l'anarchie.
- En règle générale, lorsque les enfants n'obéissent pas, c'est la faute de celui qui les commande.
Réitérant ses ordres sans effet, obligé de faire lui-même une grande partie du travail qu'il n'obtient pas des autres, il se fatigue, il s'épuise, se décourage et n'aboutit qu'à des résultats
déplorables.
N'ayant pas d'influence sur les enfants, il obtiendra d'eux difficilement les efforts qui leur sont nécessaires pour contracter des habitudes bonnes et salutaires.
- Les enfants ont besoin d'être aidés; ils ont à réagir contre des tendances mauvaises; ils ont à acquérir peu à peu des qualités qui leur manquent ou à développer celles qui ne sont en eux qu'à
l'état de germes.
- Il y a des hommes qui ont naturellement de l'autorité: c'est inné chez eux; ils exercent autour d'eux une influence évidente. On dirait qu'il s'échappe d'eux un fluide magnétique en vertu
duquel ils modifient à volonté l'ambiance du milieu où ils se trouvent. Ils n'ont même pas besoin de réclamer le silence : le silence semble se faire tout naturellement lorsqu'ils parlent.
Lyautey s'imposait en maître, par une sorte de rayonnement physique, qui n'était que le reflet de son âme de feu.
Aucun n'a échappé à cette impression de force à haute tension qui émanait de sa personne, à cette température de brasier, à ce puissant rayon de vie qu'il dégageait, obscur et direct, pour
aimanter les âmes et les galvaniser. (G. de Tarde.)
- L'autorité, en certains cas, peut être une question de tempérament, d'atavisme même. L'autorité peut cependant s'acquérir; elle peut se développer comme elle peut se perdre, selon certaines
règles ou lois qu'il est toujours utile de connaître.
- Si vous voulez que l'enfant ait du respect pour vous, respectez-vous vous-même. Ne prononcez jamais un mot déplacé, jamais un mot d'argot ; ne vous permettez aucune plaisanterie douteuse,
aucune familiarité. Evitez tout laisser aller dans votre tenue. Saint thomas d'Aquin a écrit : « la familiarité engendre le mépris ».
L'ARTDE COMMANDER
- Ce n'est pas l'importance du commandement qui fait la grandeur du chef, mais la façon dont il commande. (Foch.)
- Si le commandement consistait à donner des ordres, son rôle ne serait pas difficile. Il s'agit d'obtenir l'exécution, et c'est là le nœud de la question.
- D'abord et avant tout, sachez vous-même exactement ce que vous voulez, puis donnez vos ordres avec l'intention ferme de les faire exécuter ; sinon les enfants s'en apercevront et ne se
donneront plus la peine de tenir compte de ce que vous dites.
- Quand vous avez à commander, faites-le avec une fermeté tranquille et une véritable assurance d'être obéi.
- Ne donnez jamais un ordre sur un ton suppliant ; ne mendiez jamais l'obéissance.
- Il faut s'arranger pour ne jamais avoir à répéter plusieurs fois le même ordre. Pour cela, il ne faut donner un ordre que dans des conditions telles que ceux qui doivent l'exécuter l'aient
entendu et compris et puissent le réaliser immédiatement.
- Pour être bien sûr d'avoir été entendu et compris, faites répéter l'ordre par les enfants eux-mêmes.
- N'exigez que des choses raisonnables. Par exemple, ce serait user votre autorité que d'obliger les enfants à rester immobiles et silencieux pendant un certain temps sans les occuper ou les
intéresser.
- Ne multipliez pas les défenses. Choisissez à l'avance et arrêtez avec fermeté un petit nombre de points précis absolument fixes sur lesquels vous êtes décidé à obtenir une discipline absolue.
Etre intransigeant sur le respect de ces disciplines fondamentales, c'est se donner le moyen d'être très libéral pour laisser le champ à la liberté individuelle.
- Un effort, un sacrifice même est consenti de bon gré s'il est posé dès le début comme une condition préalable au bon fonctionnement du jeu ou à la bonne marche de la journée.
- Si au début on tolère l'à-peu-près, on sera vite débordé.
- Autant que possible, évitez les ordres négatifs : l'interdiction de faire une chose fait naître l'idée et le désir de la chose défendue.
Quelques exemples :
au lieu de dire : « ne trichez pas »
dites : « jouez loyalement. »
au lieu de dire : « ne tournez pas la tête à la chapelle »
dites « regardez le tabernacle. »
au lieu de dire : « ne jouez pas à des jeux de mains »
dites : « ayez toujours de bonnes manières et conduisez-vous en enfants bien élevés. »
au lieu de dire : « ne soyez pas malpropres »
dites : « on est heureux lorsqu'on est propre. »
au lieu de dire : « ne soyez pas en retard »
dites : « arrivez cinq minutes avant l'heure. »
- Une autre méthode consiste à présenter avec humour les choses défendues sous un aspect plus restrictif que prohibitif.
Exemples :
au lieu de dire : « Il est défendu de monter aux arbres et d'escalader les murs »
dites : « seuls peuvent monter aux arbres ceux qui en ont la permission écrite de leur maman. »
au lieu de dire : « ne ramassez pas de pommes »
dites : « il faut la permission du fermier ou du garde-champêtre pour ramasser les pommes. »
au lieu de dire : « je vous défends de jouer sur la route »
dites : « vous pouvez courir ou jouer où vous voulez jusqu'à la route, je ne dis pas « sur la route » car sur la route il passe des autos et cela me ferait beaucoup de peine de rapporter ce soir
un petit bonhomme en morceaux à sa maman. »
- Pour obtenir facilement l'adhésion de la volonté des enfants aux efforts que vous avez à leur demander, supposez le problème résolu : faites miroiter à leur imagination l'image
attrayante de ce qu'ils vont être en se surpassant
eux-mêmes.
Par exemple: « Voici comment nous pourrions faire pour agir en vrais amis de Jésus.
- Une bonne manière d'amener un enfant à vouloir ce que vous désirez : développer chez lui des ambitions saines ; lui présenter l'idéal de ce qu'il peut être, le lui faire désirer avec
enthousiasme.
- Il y a au fond de tout enfant un héroïsme latent auquel il convient de faire appel souvent si on veut l'aider à se dépasser.
- Lorsque vous avez à donner un conseil à un enfant, ou même lorsque vous avez un reproche à lui faire, supposez toujours chez lui les qualités, au moins en germe, que vous voudriez voir se
développer.
Au lieu de dire à un enfant: « vous êtes un paresseux, un sans-cœur, un maladroit », dites-lui: « quelle belle occasion pour vous de montrer que vous avez bon cœur, - je savais bien que vous
aviez bon caractère, je suis bien certain que si vous le vouliez, vous nous étonneriez tous par votre gentillesse. »
- Incluez-vous vous-même le plus souvent dans la collectivité.
Exemples : au lieu de dire « vous ferez ceci ou cela », dites : « nous ferons... »
Au lieu de dire: « quand vous arriverez à la chapelle vous vous tairez », dites : c nous nous tairons quand nous arriverons à la chapelle ».
- L'enfant n'a pas à faire tout ce qu'il veut, mais vous devez faire en sorte qu'il veuille tout ce qu'il fait.
- N'humiliez jamais un enfant d'avoir obéi. Ne dites jamais: « Ah! je savais bien que tu finirais par' plier. »
- N'admettez jamais que vos ordres soient discutés en public. Si un enfant exprime du mécontentement en public, vous pouvez être certain qu'il polarisera autour de lui d'autres résistances.
- Ne faites jamais de menace que vous n'êtes pas en mesure de mettre à exécution. De même, ne promettez jamais une récompense que vous n'auriez pas l'intention de donner. Promesse est chose
sacrée, et l'enfant, qui a le sens aigu de la justice, sera déconcerté et même scandalisé s'il aperçoit chez vous le moindre symptôme de fourberie, même pour le bon motif.
L'ART D'ENCOURAGER
- Soyez encourageants: faites confiance à l'enfant, sous bénéfice d'inventaire.
- Croyez, aux bonnes intentions et aux bonnes dispositions des enfants ; le bien doit être supposé, le mal doit être prouvé. Si ces bonnes dispositions existent, elles se trouveront
renforcées par la confiance qu'on a en elles, et l'enfant se sentira comme obligé de se montrer digne d'une telle confiance.
- La confiance opère à la manière d'une suggestion : « On me croit bon, donc il doit y avoir du bon en moi, donc je puis être tout-à-fait bon. » En revanche, croire au mal c'est provoquer
l'enfant à mal faire.
- Prenez les enfants comme ils sont, puis éduquez-les, entraînez-les, améliorez-les, perfectionnez-les. Découvrez leurs aptitudes et leurs qualités, et mettez-les en valeur.
- Dire à un enfant qu'il est poltron, qu'il craint l'orage, qu'il est timide, paresseux, équivaut à créer chez lui ces défauts qui n'existent encore qu'à l'état embryonnaire ; c'est de la
qualité contraire qu'il faut parler : « montrez que vous êtes capable de ... »
- L'attitude mentale qui influence peut se traduire par cette phrase : « Vous êtes bien comme vous êtes, mais vous pouvez vous perfectionner, et voici comment. » « Ce que vous faites est
bien ; mais vous pouvez faire mieux encore, et voici comment... »
- Ne laissez jamais les enfants sous l'impression d'un échec.
- Relevez à propos le moindre acte de bonne volonté de l'enfant ; faites-lui toucher du doigt la qualité qu'il doit acquérir. Faites constater aux enfants leurs progrès pour les encourager à
en faire de nouveaux.
- Essayez de donner à l'enfant comme modèle, non pas vous ou un autre enfant, mais lui-même les jours où il a été sage ; qu'il veuille être digne de ses meilleurs moments.
- Que l'enfant qui a fait des efforts et des progrès sache que vous les avez vus et que vous êtes content de lui.
- Plus vous considérerez les bonnes qualités de chacun, plus vous serez bienveillant à son égard. Cherchez, et vous trouverez quelque mérite chez les plus déshérités des êtres humains.
L'ART DE RÉPRIMANDER
- Il faut savoir garder la mesure dans les réprimandes. Les exagérations, sous prétexte de frapper vivement l'imagination et la sensibilité de l'enfant, et d'empêcher ainsi le retour de la
même faute, sont extrêmement dangereuses car, ou bien elles amèneront l'enfant à regarder comme faute grave ce qui ne l'est pas et à fausser sa conscience, ou bien, si l'enfant a suffisamment
le sens du réel, les exagérations l'amèneront à douter de l'intelligence de celui qui fait la réprimande et l'autorité de celui-ci s'en trouvera compromise.
- Si l'enfant fait une faute, ne la lui faites pas considérer comme l'expression d'un état ou d'une disposition fondamentale en lui, mais comme une faiblesse passagère qui peut ne jamais se
renouveller.
L'enfant se dira : « Du moment qu'on pense que je suis sincère, loyal, je ne veux plus que l'on doute de ma loyauté et de mon courage. »
- Il faut savoir choisir le. moment pour faire une observation à un enfant. Ne le grondez pas quand il n'est pas en état de profiter de la réprimande : vous auriez contre vous ses
nerfs et toute sa complexité psychique.
N'essayez même pas de le raisonner à ce moment-là, puisque, précisément, il n'est pas « raisonnable ». Attendez un peu que ses nerfs soient tombés.
Si alors vous savez toucher son cœur, vous en ferez tout ce que vous voudrez.
Parlez-lui, à part, par exemple au moment de lui dire bonsoir. Tâchez d'arriver à lui faire dire de lui-même qu'il n'a pas été ce qu'il aurait dû être, et terminez toujours par une parole
encourageante.
« J'essaie de lire dans tes yeux ; je vois que tu regrettes le mauvaise exemple que tu as donné, mais il me semble que j'y vois aussi autre chose : que tu vas réparer ta conduite
- Cela ne m'étonne pas de toi, et je suis certain que maintenant tu feras mieux. »
- Ne soudez jamais la collectivité contre vous : votre autorité risquerait vite de disparaître. Pour cela évitez les jugements défavorables à portée générale. Ne dites pas: « Vous avez tous
été insupportables aujourd'hui, jamais je n'arriverai à faire quelque chose de bien avec vous. »
- Réduisez le plus possible le nombre des enfants atteints par les réprimandes ou les sanctions : comme la médiocrité commune, le malheur commun rapproche les âmes. Il s'établit fatalement
une solidarité entre ceux qui sont atteints par les mêmes mesures sévères. On se console mutuellement et, le cas échéant, on s'excite à la résistance et au mauvais esprit.
- Une autre méthode: si tout le monde a été défaillant, afin de ne pas avoir l'air de traiter votre auditoire en adversaire, incluez-vous vous-même dans la collectivité, et sous forme d'examen
de conscience à haute voix, dites: « Aujourd'hui nous n'avons pas été ce que nous aurions pu être. » Terminez d'ailleurs toujours par une parole d'encouragement et ralliez toutes les tendances
dynamiques des enfants vers un but positif, un objectif à atteindre dès le lendemain pour réparer la faute de la veille.
- Evitez de réprimander à la chapelle ou à l'église, surtout à haute voix. Un regard suffit souvent à obtenir une meilleure tenue de l'enfant qui s'est oublié ; prenez le délinquant à part à
la sortie de l'église.
- Si vous avez à faire une observation à un enfant qui court, ne vous donnez pas le ridicule de courir après lui; faites-le appeler à voix basse par l'un de ses camarades.
- Tant que les reproches n'auront pas eu comme écho le reproche que l'enfant se fait à lui-même dans l'intimité de sa conscience, rien ne sera fait.
- Au risque d'assurer l'impunité à certaines fautes, il est bon de faire sentir à l'enfant qu'une faute avouée est à demi-pardonnée.
- Distribuez les éloges et les blâmes avec discernement, en tenant compte des intentions présumées de l'enfant plus encore que de la matérialité des faits.
- Il faut que l'enfant sente, lorsqu'on lui fait une réprimande, que vraiment on se met à sa place et qu'on souffre du tort qu'il se fait en commettant une négligence. La disposition de sympathie
créée par la bonté l'amènera à se faire lui-même le reproche qu'il mérite.
Benoît XVI a conclu le Congrès eucharistique par une homélie télévisée exceptionnelle sur l'Eucharistie (vidéo) :
"La participation à l'Eucharistie n'éloigne donc pas de nos contemporains, au contraire, parce
qu'elle est l'expression par excellence de l'amour de Dieu, elle nous appelle à nous engager avec tous nos frères pour faire face aux défis présents et pour faire de la planète un lieu
où il fait bon vivre. Pour cela, il nous faut sans cesse lutter pour que toute personne soit respectée depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle,
que nos sociétés riches accueillent les plus pauvres et leur redonnent toute leur dignité,
que toute personne puisse se nourrir et faire vivre sa famille,
que la paix et la justice rayonnent dans tous les continents.
Tels sont quelques défis qui doivent mobiliser tous nos contemporains et pour lesquels les chrétiens doivent puiser leur force dans le mystère eucharistique (...)
Je voudrais que chacun s'engage à étudier ce grand mystère, spécialement en relisant et en étudiant, individuellement et en groupe, le texte du Concile sur la liturgie Sacrosanctum Concilium, pour
témoigner courageusement de ce mystère (...)
J'encourage spécialement les prêtres à accorder l'honneur qui lui est dû au rite eucharistique, et je demande à tous les fidèles de respecter le rôle de chaque individu, aussi bien le
prêtre que le laïc, dans l'action eucharistique. La liturgie ne nous appartient pas : c'est le trésor de l'Eglise (...)
Nous ne devons jamais oublier que l'Église est construite autour du Christ et que, comme
l'ont affirmé saint Augustin, saint Thomas d'Aquin et saint Albert Le Grand, à la suite de saint Paul (cf. 1Co 10, 17), l'Eucharistie est le
sacrement de l'unité de l'Église car nous formons tous un seul corps dont le Seigneur est la tête. Nous devons sans cesse revenir à la Dernière Cène, le jeudi saint, où un gage du
mystère de notre rédemption sur la Croix, nous a été donné. La Dernière Cène est le lieu de l'Eglise naissante, le sein contenant l'Eglise de tous les temps (...)
le dimanche, premier jour de la semaine, est le jour où nous honorons le Christ, le jour où nous recevons la force de vivre chaque jour le don de Dieu (...)
Pour que jamais le peuple de Dieu manque de ministres pour lui donner le Corps du Christ, il nous faut demander au Seigneur de faire à son Église le don de nouveaux prêtres. Je
vous invite aussi à transmettre l'appel au sacerdoce aux jeunes garçons, pour qu'ils acceptent avec joie et sans peur de répondre au Christ. Ils ne seront pas déçus. Que les familles
soient le lieu primordial et le berceau des vocations".
Vous êtes tous invités à la journée paroissiale du 22 juin prochain.
La messe est à 10h30 à Bouloire, mais pour ceux qui viennent de loin ou qui récupèrent leurs enfants à la fin du WE scout, il y aura une autre
messe à 15h30.
Avec, bien sûr, le pique-nique au presbytère (j’ai racheté des capsules pour le café, soyez tranquilles)…
Les 12 et 13 avril prochains, le supérieur général de la Fraternité Saint-Pierre nous fait la joie et l’honneur de rendre visite à nos deux
apostolats de Bouloire et de Montmirail.
Il est également désireux de rencontrer les fidèles des deux apostolats, aussi nous vous proposons les rencontres suivantes :
Samedi 12 avril :
-17h30, à Montmirail : conférence puis verre de l’amitié.
- 20h30, au Mans, 18 Bld Curie, conférence sur
l’application du Motu Proprio et ses fruits pour la Fraternité Saint-Pierre.
Dimanche 13 avril :
-10h30, à Bouloire, messe célébrée par l’abbé Berg, puis pique-nique
tiré du sac, pendant lequel chacun pourra poser ses questions au supérieur général.
Le Conseil du Supérieur Général constitué de MM. les abbés (de gauche à droite) :
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