Les vertus cardinales
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Les vertus
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- I. Ce que c’est
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- A. Définition
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- B. Espèces
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- Selon l’origine
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- Acquises
- Infuses
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- Selon leur nature
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- Naturelles
- Surnaturelles
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- Selon leur objet
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- Théologales
- Morales
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- II. Accroissement, diminution ou perte des vertus
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- III. Morales cardinales
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- Prudence
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a/ définition
b/ éléments constitutifs
c/ importance
d/ défauts opposés
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- Justice
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a/ définition
b/ vices opposés
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- Force
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a/ définition
b/ éléments
c/ vertus qui en dérivent
d/ vices opposés
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- Tempérance
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a/ définition
b/ vices opposés
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I. Ce qu’est une vertu.
Définition.
La vertu est une disposition habituelle de l’âme qui nous porté au bien, ou, plus brièvement, c’est l’habitude du bien.
La vertu est :
- 1. une disposition habituelle. Que cette disposition nous soit donnée par Dieu avec la grâce, ou qu’elle provienne de la répétition des mêmes actes, comme dans les vertus naturelles, elle est toujours une qualité stable et non un acte transitoire ;
- 2. qui nous porte au bien. Comme le vice est une habitude qui nous incline au mal, ainsi la vertu crée en nous une disposition qui nous porte à faire le bien.
Espèces.
A. Au point de vue de leur ORIGINE.
Il y a lieu de distinguer : - a) les vertus acquises, et
- b) les vertus infuses.
Les vertus acquises sont des habitudes contractées par la répétition des mêmes actes ou la continuation des mêmes impressions. D’un côté, la répétition des mêmes actes donne plus de puissance à nos facultés et une plus grande facilité à les accomplir. « C’est en forgeant qu’on devient forgeron. » De l’autre, la continuation des mêmes impressions émousse la sensibilité : c’est ainsi qu’on s’habitue au froid, au chaud, aux bruits, aux odeurs et même, dans une certaine mesure, à la souffrance.
Les vertus infuses sont le produit de la grâce. Elles sont appelées infuses parce que Dieu les met dans notre âme au moment de la justification. Étant donné qu’elles accompagnent la grâce sanctifiante, il s’ensuit qu’elles augmentent avec elle et qu’elles se perdent par tout péché mortel, exception faite cependant pour la foi et l’espérance.
B. Au point de vue de leur NATURE.
Les vertus sont : - a) naturelles ou
- b) surnaturelles.
Les premières sont celles que nous acquérons par les seules forces humaines : elles nous disposent à accomplir tout ce qui est conforme au bien naturel que nous enseigne la droite raison ; les païens, comme les chrétiens, peuvent posséder ces vertus.
Les secondes sont d’ordre surnaturel, c’est-à-dire qu’elles ont la grâce pour principe et nous sont inspirées par des motifs de foi : par exemple, faire l’aumône pour l’amour de Dieu qui nous a proscrit la charité envers nos semblables. Ces vertus ont pour but de nous conduire à notre fin surnaturelle qui est la béatitude du ciel.
C. Au point de vue de leur OBJET.
Les vertus se divisent en : - a) vertus théologales et en
- b) vertus morales.
Les premières ont Dieu pour objet immédiat : ce sont : la Foi, l’Espérance et la Charité. Ces trois vertus, dérivant toujours de la grâce, ne peuvent être que surnaturelles et infuses. Comme elles jouent un très grand rôle dans la vie chrétienne, nous en parlerons spécialement dans les trois leçons suivantes.
Les secondes ne se rapportent à Dieu qu’indirectement. Elles ont pour objet de régler notre conduite conformément à la droite raison et à la loi naturelle ; d’où il suit qu’elles ne sont pas la propriété exclusive des chrétiens. On peut les rencontrer chez les pécheurs et même chez les païens, comme nous l’avons dit plus haut ; mais les justes seuls ont le privilège de pouvoir les rendre surnaturelles, à l’aide de la grâce sanctifiante, et d’en faire usage pour mériter le ciel.
II. Accroissement, diminution et perte des vertus.
Toutes les vertus, quelles qu’elles soient, peuvent croître, diminuer ou se perdre.
A. LES VERTUS MORALES NATURELLES, étant le fruit de nos efforts, sont susceptibles de progrès ou de diminution, suivant que nous multiplions ou que nous diminuons les actes par lesquels elles s’acquièrent. Elles peuvent même se perdre complètement par la cessation des actes bons qui ont produit en nous ces dispositions au bien (Ex. : humilité, chasteté).
B. Les VERTUS SURNATURELLES INFUSES, étant le produit de la grâce sanctifiante, s’accroissent avec elles et dans la même proportion. Par conséquent, tous les moyens qui augmentent la grâce : la prière, les œuvres méritoires et surtout les sacrements reçus dans de bonnes dispositions augmentent du même coup les vertus surnaturelles. Il n’y a donc pas de limite dans la voie de la justification ; « le juste peut toujours pratiquer plus la justice et le saint se sanctifier encore » (Apoc., XXII, 11).
Les vertus infuses se perdent par le péché mortel, qui enlève la grâce sanctifiante, sauf cependant la foi et l’espérance, qui ne se perdent que par un péché mortel contraire à ces deux vertus théologales (apostasie, hérésie, désespoir). Toutefois, bien que subsistant dans une âme en état de péché mortel, les vertus de foi et d’espérance ne peuvent plus produire d’actes méritoires pour le ciel ; elles peuvent seulement aider le pécheur à recouvrer l’état de grâce.
III. Les Vertus cardinales.
La Prudence.
a/ Définition.
La prudence est une vertu qui nous fait discerner et prendre les moyens voulus pour atteindre la fin que nous poursuivons.
La prudence est donc : - 1. une vertu naturelle, si c’est une fin naturelle et terrestre que nous poursuivons ; et - 2. une vertu surnaturelle lorsque, avec le concours de la grâce, nous recherchons et employons les moyens les plus propres à atteindre notre fin surnaturelle, c’est-à-dire à faire notre salut.
b/ Éléments constitutifs.
La prudence suppose trois actes :
1) la réflexion. L’homme prudent réfléchit et prie avant d’agir : il pèse le pour et le contre ; il profite des leçons du passé et prévoit les difficultés de l’avenir en même temps qu’il invoque les lumières de l’Esprit-Saint. S’il hésite entre deux partis, il consulte ceux qui, par leur science et leur expérience, sont à même de lui donner de sages conseils ;
2) le jugement. La réflexion doit aboutir à une détermination : après avoir réfléchi, l’homme sage ne doit pas rester dans l’indécision. Quand il a écarté les préjugés et les passions qui pourraient l’induire en erreur, il doit prononcer un jugement ;
3) l’action. Il ne suffit pas de réfléchir et de juger, il faut passer à l’acte et réaliser ce qu’on croit être bien.
c/ Importance.
La prudence est une vertu très précieuse, puisqu’elle nous enseigne ce que nous avons à faire et ce que nous devons éviter. Aussi Notre-Seigneur l’a-t-il recommandée avec instance à ses disciples. Tantôt il leur conseille d’être « prudents comme des serpents » (Mat., X, 16) ; tantôt il fait l’éloge du serviteur prudent (Mat., XXIV, 45) et des vierges prudentes qui ne se laissent pas surprendre par la venue de l’Époux. (Mat., XXV.)
d/ Défauts opposés.
On pèche contre la vertu de prudence par défaut ou par excès.
Par défaut. L’imprudence, qui est le terme générique, s’appelle : - a) la précipitation et l’inconsidération, lorsqu’on agit sans réfléchir et sans consulter, - b) la négligence, lorsqu’on ne prend pas tous les moyens qui doivent assurer le succès de nos entreprises.
Par excès. - a) la ruse qui emploie tous les dehors de la prudence, mais dans un but condamnable ;
- b) la prudence du siècle qui a plus de souci des affaires de ce monde que de celles du salut ; - c) une sollicitude exagérée de l’avenir. « Ne vous inquiétez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez ou boirez ; ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez … Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice et le reste vous sera donné par surcroît. » (Mat., VI, 25, 33).
La Justice.
a/ Définition.
La justice est une vertu qui nous fait rendre à chacun ce qui lui est dû.
A. En tant que vertu surnaturelle, elle nous dispose à accomplir, avec le secours de la grâce, tous nos devoirs envers Dieu et envers le prochain, c’est-à-dire toute la religion : elle se confond alors avec la sainteté. C’est pourquoi, dans l’Ancien Testament, les hommes vertueux sont appelés « justes », la justice consistant pour les Juifs dans la fidélité à tous les préceptes de la Loi. C’est dans le même sens que Notre-Seigneur proclama bienheureux « ceux qui ont faim et soif de justice, ceux qui souffrent persécution à cause d’elle » (Mat., v, 6, 10), et qu’il recommande à ses disciples de chercher avant tout « le royaume de Dieu et sa justice ». (Mat., VI, 33).
B. En tant que vertu naturelle, la justice est une vertu essentiellement sociale.
Elle se subdivise en : - a) justice commutative, qui nous pousse à remplir nos devoirs envers nos semblables, à leur donner ce qui leur est dû et à ne leur causer aucun préjudice ;
- b) justice distributive qui porte les représentants de l’autorité à répartir les charges et les dignités suivant les capacités et les mérites de chacun ;
- c) justice légale, qui porte, d’un côté, les gouvernants à établir des lois justes en vue du bien général de la société et, de l’autre, les citoyens à obéir à ces lois et à remplir tous leurs devoirs à l’égard de l’Etat ;
b/ Péchés opposés.
On pèche :
- a) contre la justice commutative quand on viole les droits stricts des citoyens ;
- b) contre la justice distributive en distribuant avec partialité les faveurs et les charges ;
- c) contre la justice légale, lorsque les gouvernants font des lois injustes et que les sujets n’obéissent pas aux lois justes ;
La Force.
a/ Définition.
La force est une vertu qui donne à notre volonté l’énergie nécessaire pour vaincre les obstacles dans la poursuite du bien. La force est une vertu naturelle ou surnaturelle selon que le bien en question est d’ordre naturel ou d’ordre surnaturel, et qu’elle s’exerce avec les seules forces de la nature ou avec le secours de la grâce. Comme la vie est une lutte continuelle, aucune vertu n’est plus utile.
b/ Éléments.
La force suppose deux actes : agir et tenir.
- a) Agir. La force requiert l’esprit d’entreprise et la volonté d’accomplir le bien en dépit des difficultés qui rendent la tâche ardue. L’homme fort lutte contre ses passions, contre son orgueil, sa cupidité, sa sensualité, sa colère, il se dévoue au service du prochain, etc.
- b) Tenir. L’homme fort ne se contente pas d’entreprendre ; tenace, il ne se décourage jamais ; il persévère dans son action, résiste aux obstacles et aux persécutions et, s’il le faut, il ne recule pas devant la mort et accepte le martyre pour confesser sa foi.
c/ Vertus qui dérivent de la force.
Il faut rattacher à la force :
- a) la magnanimité, qui accomplit des actions nobles et généreuses ;
- b) la patience, qui supporte les ennuis, les souffrances et même les malheurs, non pas avec une apathique indifférence, mais comme les Apôtres : « avec la joie d’avoir été jugés dignes de souffrir des opprobres pour le nom de Jésus » (Actes, V, 41) ;
- c) la constance, qui persévère dans la volonté de vaincre les difficultés sans toutefois s’entêter dans l’application des moyens quand la raison lui conseille le contraire.
d/ Vices opposés.
Par défaut : - a) La timidité et la pusillanimité, qui n’osent rien entreprendre.
- b) La lâcheté, qui craint outre mesure le danger et le fuit, alors que le devoir commande de s’y exposer.
- c) Le respect humain, qui est une forme de la lâcheté et qui fait qu’on se dérobe à ses devoirs religieux par peur de la dérision.
Par excès. La témérité qui, sans nécessité, s’expose au péril et à la mort. La plupart du temps, elle est plutôt une preuve d’orgueil que de courage.
La Tempérance.
a/ Définition.
La tempérance est la vertu qui nous porte à user avec modération des plaisirs des sens et, spécialement, des plaisirs du goût et du toucher. Nous disons « avec modération », car toute délectation n’est pas mauvaise en soi. En la mettant en nous, Dieu a voulu qu’elle soit un moyen pour atteindre une fin. Vouloir la délectation comme moyen pour arriver à la fin établie par Dieu, n’est pas un mal : ce qui est mal c’est d’agir pour la délectation seule. On n’est pas intempérant parce qu’on trouve quelque plaisir à manger et à boire : mais on l’est, si l’on n’a d’autres préoccupation que de chercher ce plaisir.
- En tant que vertu naturelle, la tempérance nous porte à rester dans un juste milieu et à ne pas dépasser la mesure dans la jouissance des biens de ce monde.
- En tant que vertu surnaturelle, la tempérance chrétienne implique :
a) l’abstinence et la sobriété, c’est-à-dire certaines restrictions dans l’usage du manger et du boire ;
b) la modestie, qui s’abstient des regards, des paroles, des actions et des tenues susceptibles de blesser la pudeur ;
c) la chasteté, qui s’abstient des plaisirs illicites de la chair. La tempérance chrétienne peut même aller plus loin en pratiquant la virginité, qui est l’abstention complète des plaisirs de la chair, même de ceux qui sont licites.
b/ Vices opposés.
Sont opposés à la tempérance :
- a) les vices contraires à la vertu de pureté
- b) la gourmandise, l’ivrognerie et l’alcoolisme.
Par Abbé Sauvonnet
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Lundi 3 décembre 2007
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Récollection de l'Avent à Bouloire
Dimanche 09 Décembre
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Dimanche 09 Décembre
2ème Dimanche de l’Avent
Récollection de l’Avent
sur le thème :
Nativité et Rédemption.
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10h30
12h30
14h30
15h30
16h00
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Grand’Messe.
Déjeuner tiré du sac.
Conférence spirituelle sur la nativité
Salut du Saint-Sacrement
Fin de la récollection
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Possibilité de se confesser avec un des abbés pendant la conférence ou pendant le Salut du Saint-Sacrement
Par Abbé Sauvonnet
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