Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 12:35

Neuvaine irrésistible au Cœur Sacré de Jésus

En vue d’obtenir une messe traditionnelle
dans une église du Mans

 

 

Cette neuvaine nous vient de Sainte Marguerite-Marie Alacoque. Padre Pio disait chaque jour cette neuvaine pour tous ceux qui se recommandaient à ses prières.

I - O Jésus, qui avez dit : " En vérité, je vous le dis, demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira !" voici que je frappe, je cherche et je demande la grâce ……

Pater, Ave, Gloria,

Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en vous.

II - O Jésus, qui avez dit : " En vérité, je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, il vous l’accordera ! " voici qu’en votre Nom je demande la grâce ….

Pater, Ave, Gloria,

Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en vous.

III - O Jésus, qui avez dit : " En vérité, je vous le dis, le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point ! " voici qu’en m’appuyant sur l’infaillibilité de vos saintes paroles je demande la grâce …

Pater, Ave, Gloria,

Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en vous.

Prière O Cœur Sacré de Jésus, à qui il est impossible de ne pas avoir compassion des malheureux, ayez pitié de nous, pauvres pécheurs, et accordez-nous la grâce que nous vous demandons, par l’intercession du Cœur Immaculé de Marie, notre tendre Mère.

Saint Joseph, père adoptif du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour nous.

Salve Regina
Par Abbé Sauvonnet - Publié dans : Informations
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Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /Fév /2008 10:01

Bulletin paroissial

Notre Dame

de l'Assomption

N°68


Les cierges de la Chandeleur

Extrait du Forum Catholique

Origine

La fête liturgique de la Purification de la sainte Vierge Marie remonte aux temps apostoliques. La bénédiction des cierges et la procession ont été instituées par le Pape saint Gélase [492-496] pour remplacer des solennités païennes des Lupercales et des Amburbales qu’il avait interdites.

Symbolisme

Notre Seigneur Jésus-Christ, lumière du monde, est présenté au Temple par la Vierge Mère.

La cire d’abeille qui a servi à confectionner le cierge est le symbole de la virginité : l’intégrité de Notre-Dame n’a pas été altérée par la chair sainte du divin Enfant, ni dans la conception ni à la naissance. La mèche représente l’âme humaine de notre Seigneur Jésus-Christ. La flamme, qui luit en la partie supérieure, symbolise sa divinité.

Ainsi, le cierge représente le divin Sauveur tout entier – corps, âme et divinité – qui vient illuminer les ténèbres de l’erreur et du péché, et allumer dans le monde entier le feu de l’amour divin. La grâce sanctifiante nous rend participants de cette vie divine.


Usage

Dans les oraisons de la bénédiction, l’Église demande que ces cierges allumés chassent les ténèbres de notre esprit, enflamment nos cœurs du feu de la charité et figurent, par leur splendeur extérieure, le rayonnement de la lumière du Saint-Esprit qui illumine intérieurement nos âmes. Elle demande aussi que ces flambeaux servent à la santé des âmes et des corps.

La bénédiction des cierges est un sacramental, c’est-à-dire une cérémonie instituée par l’Église qui tire son efficacité de sa prière, et qui a des effets principalement spirituels : un sacramental donne des secours particuliers pour que nous soyons disposés à recevoir la grâce sanctifiante. Les sacramentaux ont aussi des effets temporels dans la mesure où cela aide à la sanctification des âmes.
Ils sont ainsi des auxiliaires des sacrements, auxquels ils disposent et dont ils prolongent les effets ; ils ne doivent surtout pas tendre à les remplacer, pas plus qu’ils ne peuvent remplacer la vie morale ou la lutte spirituelle : ce serait gravement se fourvoyer que de le croire.

Celui qui conserve et utilise pieusement les cierges bénits de la chandeleur participe donc d’une façon spéciale à la prière de l’Église et en reçoit beaucoup de grâces.

On les allume principalement :

– pour implorer la lumière du Saint-Esprit dans les doutes, dans les décisions à prendre, dans les études, dans les jugements qu’on doit porter ;

– dans les tentations, pour chasser les démons et faire luire la grâce, la force et la pureté de Jésus-Christ ;

– au chevet des mourants, en souvenir de l’immortalité que notre Seigneur a méritée pour nous, et en signe de la protection de la Vierge Marie dans les derniers combats ;

– dans les temps de ténèbres et de calamité, dans les tempêtes sur terre ou en mer, dans les guerres et les angoisses de toutes sortes, pour implorer la paix intérieure et la protection divine ;

– au chevet des malades, pour demander la conversion ou la sanctification, l’accroissement de la vie spirituelle, la patience et, si Dieu le veut, la guérison.


La bénédiction de Saint-Blaise


La dévotion à saint Blaise contre les maux de gorge était chère à saint François de Sales, qui avait une grande confiance en son intercession.

Saint Blaise [fin du IIe – début du IIIe siècle], après une vie de piété et de vertu et après avoir saintement occupé le siège épiscopal de Sébaste (Arménie), se retira dans une caverne du mont Argée pour y vivre dans la contemplation et la pénitence. Au temps de la persécution de Dioclétien il fut jeté en prison, et là il y guérit les malades, qu’on lui amenait en raison de la réputation de sainteté dont il jouissait. Une mère mit à ses pieds son jeune enfant qui étouffait à cause d’une arête demeurée en travers du gosier, en sorte que les médecins désespéraient de le sauver. Saint Blaise se mit en prière et demanda à Notre-Seigneur de guérir cet enfant et tous ceux qui, affectés d’un mal semblable, se recommanderaient à lui. L’enfant fut aussitôt guéri. Après avoir été battu de verges et avoir eu tout le corps déchiré par des peignes de fer, saint Blaise eut la tête tranchée et mourut en confessant glorieusement la foi de Jésus-Christ ; c’était le 3 février, et sa fête se célèbre à cette date.


Pour le jour de sa fête, il existe dans le Rituel romain une bénédiction spéciale qui protège contre les maux de gorge. Le prêtre commence par bénir deux cierges en récitant l’oraison suivante :


O Dieu tout-puissant et très doux, qui avez créé les variétés de toutes les choses du monde par votre seule parole et qui avez voulu que s’incarnât ce même Verbe par lequel toutes choses ont été faites ; qui êtes très grand et immense, terrible et digne de louange, et dont les œuvres sont admirables ; pour la confession de la foi en lequel le glorieux évêque et martyr Blaise, ne craignant pas toutes sortes de tourments, a heureusement acquis la palme du martyre ; qui lui avez accordé entre autres grâces la prérogative de guérir par votre vertu quiconque serait malade de la gorge : nous prions et supplions votre majesté pour qu’avec bienveillance vous ne considériez pas notre culpabilité mais ses prières et ses mérites et que, par votre vénérable tendresse, vous daigniez bé + nir et sancti + fier cette créature de cire en y infusant votre grâce ; de telle sorte que tous ceux qui auront mis, avec une sainte confiance, leur cou à son contact soient libérés de toute maladie de la gorge par les mérites de sa passion, et que, guéris et joyeux, ils vous rendent des actions de grâce dans votre Église sainte, et louent votre nom glorieux, qui est béni dans les siècles des siècles. Par votre Fils Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles.


R. : Ainsi soit-il.

Le prêtre asperge les cierges d’eau bénite. Ceux qui veulent recevoir la bénédiction se mettent à genoux devant l’autel. Le prêtre place les deux cierges en forme de croix sous le menton de chacun en disant à chaque fois :
Que Dieu, par l’intercession de saint Blaise, évêque et martyr, te délivre du mal de gorge et de tout autre mal. Au nom du Père et du Fils + et du Saint-Esprit.
R. : Ainsi soit-il.

La Sacrée Congrégation des Rites a rappelé qu’on doit se conformer en tout au Rituel romain (1 février 1924) ; elle a en outre précisé que les deux cierges doivent être éteints (16 janvier 1936) et qu’on peut donner cette bénédiction tout au long de la journée du 3 février (3 mars 1936).


Le jeûne catholique

d'après la liturgie des premiers jours de Carême

 In La Vie Spirituelle n°113

Ce n'est pas de la nécessité et des bienfaits du jeûne que je veux parler ici, mais de l'esprit dans lequel il faut jeûner pour que cette précieuse pratique d'ascétisme porte tout son fruit. Or la liturgie des premiers jours du Carême, des quatre jours qui précèdent le premier dimanche, con­tient, comme ramassés pour notre instruction, les conseils les plus propres à nous faire bien comprendre l'esprit du jeûne catholique et les dispositions dans lesquelles nous devons entrer dans le saint temps de Carême.

D'abord la raison de la nécessité du jeûne. Tout de suite elle nous est indiquée, par les paroles, tirées du chapitre XI de la Sagesse, qui forment l'introït de la messe du mer­credi : « Vous avez pitié de tous les hommes Seigneur et vous ne haïssez aucune de vos créatures : vous fermez les yeux sur leurs péchés pour les amenez à la pénitence, et vous leur pardonnez. » La raison de notre jeûne, c'est donc que nous sommes pécheurs, que nous devons faire pénitence, que Dieu nous y attend. C'est notre devoir, dont l'Église nous indique et l'époque et le mode.

Mais quelles sont les conditions qui donneront au jeûne sa valeur satisfactoire ? On peut les ramener à quatre.

1° La sincérité de la pénitence. - L'épître du jour des Cendres pose en termes singulièrement forts, empruntés au prophète Joël (ch. II), les qualités d'une pénitence sin­cère : « Voici ce que dit le Seigneur : Revenez à moi de tout votre coeur, avec des jeûnes, avec des larmes et des lamentations. Déchirez vos coeurs, et non vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté... »

Déchirez vos coeurs et non vos vêtements : c'est le mot qui résume tout. La première condition d'une pénitence sincère, c'est qu'elle soit intérieure, qu'elle mette au coeur une douleur vraie, avec une volonté d'amendement et d'expiation. C'est cette douleur que le graduel et le trait invitent à manifester, les prêtres par leurs larmes, les fidèles de tous les âges par leurs réunions pieuses et l'abs­tention des plaisirs même légitimes, tout en implorant la miséricorde divine : « Seigneur, ne nous traitez pas comme nos péchés nous ont mérité de l'être. »

Pénitence intérieure, mais dont les manifestations publiques elles-mêmes ne doivent pas révéler ce qu'elle a d'afflictif pour le corps : pénitence modeste et sans osten­tation, suivant la recommandation (le l'évangile du même jour : « Lorsque vous jeûnez ne faites pas comme les hypocrites, qui prennent une mine défaite, pour faire voir aux hommes qu'ils jeûnent... Vous, lorsque vous jeûnez, parfumez-vous la tête. Lavez-vous le visage, pour ne pas faire voir aux hommes que vous jeûnez, mais à votre Père qui voit ce qui est » Et l'évangile conclut que c'est au ciel qu'il faut amasser des trésors que rien ne pourra nous enlever (Matth., VI). Or notre trésor est là où nous mettons notre cour : si nous nous attachons à la vanité, au désir de paraître, à la louange des hommes, nous nous faisons une richesse périssable; si nous tournons vers Dieu toutes nos intentions, nous amassons un trésor incorrup­tible. Et quel plus beau trésor que celui venant d'une pénitence cachée aux hommes, visible à Dieu seul?

2° La prière. - Le jeûne a la prière comme compagne habituelle. Le Sauveur nous avertit que le démon ne peut être chassé que par la prière et le jeûne. Les Actes des Apôtres nous montrent les disciples « priant et jeû­nant » dans toutes les circonstances importantes, et l'Évan­gile (Luc, II) parle de la prophétesse Anne comme ne ces­sant jour et nuit, à quatre-vingts ans, de servir au temple en jeûnant et en priant. La messe du jeudi associe les deux actes, en particulier dans la collecte : « O Dieu que le péché offense et que la pénitence apaise, écoutez dans votre bonté les prières et les supplications de votre peu­ple, et daignez détourner de nous les fléaux de votre colère mérités par nos péchés. » Mais surtout, l'épître et l'évangile nous citent deux admirables traits de prière exaucée par Dieu : l'un de l'Ancien Testament (Isaïe, XXXVIII) : la supplication du roi Ezéchias mourant, qui obtient quinze ans de plus à vivre ; l'autre tiré de saint Matthieu (VIII), qui raconte la demande du centurion et la guérison de son serviteur. Pourquoi la liturgie de ce jour cesse-t-elle de parler du jeûne, pour mettre en avant, avec une sorte d'insistance, le devoir de la prière? Seigneur, exaucez ma supplication, ne la dédaignez pas : regardez­-moi, exaucez-moi (introït) - Seigneur, j'ai élevé mon âme vers vous : mon Dieu, j'ai confiance en vous (offer­toire). C'est parce que ma prière est nécessaire pour garder au jeûne son intention surnaturelle : celui qui fait péni­tence sans y ajouter une humble prière, et très constante, risque de se complaire lui-même et de tomber dans l'orgueil; les exemples sait innombrables de grands péni­tents qui, faute de prier, n'ont pas su rester dans l'hu­milité.

 

3° Les bonnes oevres. La prière, dit saint Augustin, a deux ailes qui la font voler tout droit au ciel : le jeûne et l'aumône. L'épître du vendredi nous révèle l'insuffi­sance du jeûne qui n'est pas accompagné de bonnes oeuvres; elle est tirée du chapitre LVII d'Isaïe, et voici les paroles que le prophète met dans la bouche de Jéhovah répondant à son peuple qui se plaint de n'être pas exaucé malgré ses jeûnes : « Le jeûne que j'aime consiste à déta­cher les chaînes injustes, à délier les nœuds du joug, à renvoyer libres les opprimés ... à rompre ton pain à celui qui a faim, à recueillir chez toi les malheureux sans asile, à couvrir un homme que tu vois nu. » - Et l'évangile, confirmant ces conseils, rappelle que les vrais enfants du Père qui est aux cieux doivent surpasser en vertu et en bonnes oeuvres les publicains et les incroyants, et tendre à être parfaits comme le Père l'est lui-même, en aimant jusqu'à leurs ennemis, en leur rendant le bien pour le mal, en priant pour leurs persécuteurs (Matth., V). « Vou­lez-vous, dit saint Cyrille d'Alexandrie, présenter à Jésus-­Christ un jeûne véritable, un jeûne pur ? Regardez d'un oeil favorable ceux qui luttent contre la pauvreté. » L'au­mône doit être, elle aussi, une compagne très fidèle du jeûne. Jeûnez, priez, donnez, et vous aurez parfaitement employé votre Carême.

 

4° S'abstenir du péché. - Lorsque le prophète nous conseille de déchirer nos coeurs, il veut dire que la péni­tence doit tendre à détruire ce qu'elle déteste, le péché, et par suite à nous faire un coeur nouveau : cor mundum crea in me, Deus. L'épître du samedi est la suite de celle de la veille, et elle ajoute au conseil de pratiquer les bonnes oeuvres celui de cesser de mal faire. « Si tu t'abs­tiens de faire peser ton joug, et du geste menaçant, et des discours injurieux,... et de fouler aux pieds le sabbat en t'occupant de tes affaires en mon saint jour... et de ne suivre que tes voies et ta volonté..., alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur. » La destruction de nos vices, l'amendement de notre vie, c'est là la grande affaire du Carême : le jeûne corporel n'est qu'un moyen, commandé, donc obligatoire ; mais il faut d'abord jeûner du péché, faire abstinence de ses fautes habituelles, redresser sa volonté mauvaise, engager, avec l'aide de Dieu, une lutte acharnée contre l'esclavage du mal, contre la paresse, contre l'indifférence spirituelle, contre la sensualité, cou­tre tout ce qui nous entraîne à offenser Dieu, contre nous-mêmes. Suivant les termes de la Préface : que le jeûne corporel réprime nos vices, élève notre âme, accroisse notre vertu.

J'ajoute un mot à ces considérations. Le jeûne, au dire de tous les médecins, est excellent pour la santé. La col­lecte de ce samedi le remarque : « Seigneur, écoutez nos supplications, et accordez-nous de célébrer avec une dévotion sincère ce jeûne solennel, si sagement institué pour la guérison des Ames et des corps. » Et l'évangile nous dit la multitude des guérisons qu'opérait Notre ­Seigneur sur quiconque l'approchait ou touchait seule­ment la frange de sa tunique. Jeûnez donc, priez, multi­pliez les bonnes oeuvres, cesser de pécher, et au jour de vos Pâques, vous vous approcherez de Jésus-Christ, et vous serez guéris. Amen

Juvisy.

A. de Boissieu, O. P.

 

Par Montmirail - Publié dans : Bulletin Montmirail
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 17:19

Interview de Mgr Guido Marini, nouveau cérémoniaire de Benoït XVI


On apréciera particulièrment l'interview donnée par Petrus au nouveau maître de cérémonies du pape, Msgr Guido Marini, qui a remplacé il y a peu l'archevêque Mgr Piero Marini. Originaire du diocèse de Gènes, formé à l'école du Cardinal Siri, il a 42 ans.

Jeune, il reflète plutôt bien les idées liturgiques des prêtres diocésains de sa génération. Interrogé sur la "sensibilité ", il répond sur l'objectivité de la liturgie. Un grand bravo, donc... Nous lui souhaitons un grand succès dans l'organisation des céremonies pontificales ! 

 

Beaucoup disent que vous avez étéhttp://www.scholasaintmaur.net/img/Msgr_Guido_Marini.jpg nommé parce que liturgiquement, vous êtes plus sobre que Mgr Piero Marini. Mais quel est votre concept liturgique ?

Ce que l’Église veut et enseigne, ni plus, ni moins. Je ne suis pas le genre de personnes qui recherche les nouveautés ou les bizarreries. Cela peut sembler banal, mais la liturgie requiert le  respect pour les les règles établies par l’Eglise, et je ne vois aucune raison de les ignorer.


On dit qu’à Gènes où vous travailliez jusqu’à maintenant, la liturgie était si bien menée, solennelle et élégante, sans accès de fantaisie…

Mais la liturgie est comme cela par sa propre nature. Laissez moi le répéter. Personne ne peut se mettre en dehors des normes liturgiques. La Messe est un don de grâce, pas un show. Donc aucune fabrication, mais le respect absolu des règles liturgiques.


Le Pape Benoît XVI, en plus d’être un très grand théologien, est aussi un liturgiste subtil.  Il donne une grande importance à la liturgie, exécutée correctement.

Collaborer avec le Saint Père sera pour moi une grâce. La popularité de ce pape est évidente pour tous, pour sa prédication de la Vérité et du courage. En ce qui concerne la liturgie, je partage entièrement la position du Pape : la Messe est un sacrifice.


D’après vous, il y a-t-il eu des abus liturgiques récemment ?

Vous savez, l’Eglise est grande. Mais comme le même Pontife l’a reconnu lui-même dans la lettre expliquant le Motu Proprio Summorum Pontificum, il y a eu des abus et des interprétations abusives. Tout ce que je peux dire, c’est que, à coup sûr, je ne serai l’auteur d’aucune fabrication, et je me limiterai moi-même à l’application scrupuleuse des règles qui existent aujourd’hui.


A ce sujet, que pensez-vous du Motu Proprio qui a levé les restrictions sur la Messe de « rite tridentin ».

Je suis d’accord à 100% avec le Motu Proprio, comme un acte de sens commun, de justice, de liberté et de clairvoyance.
Par Abbé Sauvonnet - Publié dans : Informations
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 17:09
"Tournés vers le Seigneur" par le pape Benoit XVI

Voici un article intéressant trouvé sur le site "chiesa.espresso. repubblica.it": la politique des petits pas:

Pour en revenir à l’orientation de la célébration, il suffit, pour comprendre à quel point les mots du maître des célébrations liturgiques pontificales Guido Marini reflètent la pensée de Benoît XVI, de noter ce qu’a dit le pape dans ce passage de sa dernière audience générale du mercredi, le 23 janvier dernier:
"Dans la liturgie de l’ancienne Eglise, après l’homélie, l’évêque ou le président de la célébration, le célébrant principal, disait: ‘Conversi ad Dominum’. Alors, lui-même et tous les fidèles se levaient et se tournaient vers l’Orient. Tous voulaient regarder vers le Christ
".
Dans le numéro du lundi 14 janvier, "L’Osservatore Romano" est revenu sur la messe et les baptêmes que Benoît XVI avait célébrés dans la Chapelle Sixtine le dimanche précédent, jour de la fête du Baptême du Seigneur. Le journal du Saint-Siège soulignait que "pour la première dois depuis le début de son pontificat", le pape "a célébré la messe en public à l’autel traditionnel" (photo).

Et d’expliquer:

"Il a été décidé que la célébration se ferait à l’ancien autel afin de ne pas altérer la beauté et l’harmonie de ce joyau architectural, en préservant sa structure du point de vue de la célébration et en ayant recours à une possibilité prévue par la règle liturgique. A certains moments, le pape s’est alors retrouvé dos aux fidèles et le regard tourné vers la Croix, invitant ainsi toute l’assemblée à faire de même".

Quelques jours plus tard, dans une interview accordée le 20 janvier à Radio Vatican, le nouveau maître des célébrations liturgiques pontificales Guido Marini a fourni des explications supplémentaires:

"Je pense qu’il est important avant tout de se concentrer sur l’orientation que la célébration devrait toujours suivre: je parle de la centralité du Seigneur, le Sauveur crucifié et ressuscité d’entre les morts. Cette orientation doit déterminer la disposition intérieure de toute l’assemblée et, par conséquent, les modalités de la célébration extérieure. L’emplacement de la croix sur l’autel au centre de l’assemblée permet de transmettre ce contenu fondamental de théologie liturgique. Mais il peut se trouver des circonstances particulières où, du fait des caractéristiques artistiques du lieu sacré et de sa beauté et de son harmonie particulières, il devient souhaitable de célébrer depuis l’ancien autel. On conserve d’ailleurs ainsi l’orientation exacte de la célébration liturgique. C’est exactement ce qui s’est produit dans la Chapelle Sixtine. Il s’agit d’une pratique autorisée par la réglementation liturgique, en accord avec la réforme conciliaire".

En ce qui concerne "le dos tourné vers les fidèles":

"Dans le cas où la célébration se déroule selon ces modalités, il ne s’agit pas tant de tourner le dos aux fidèles que de s’orienter avec eux vers e Seigneur. De ce point de vue, on ne ferme pas les portes à l’assemblée mais on les lui ouvre, pour la conduire vers le Seigneur. Dans la liturgie eucharistique, on ne se regarde pas mais on regarde Celui qui est notre Orient, le Sauveur".

Et à propos du motu proprio "Summorum Pontificum" qui a libéralisé l’usage de l’ancien rite de la messe:

"La liturgie de l’Eglise, comme d’ailleurs sa vie toute entière, est faite de continuité: je dirais de développement dans la continuité. Cela veut dire que l’Eglise suit son cheminement historique sans perdre de vue ses propres racines et sa propre tradition vivante. Dans certains cas, il faut alors récupérer des éléments précieux et importants qui ont été perdus et oubliés en cours de route et dont la vraie signification a perdu de sa clarté avec le temps. Il me semble que le Motu proprio va justement dans cette direction: réaffirmer avec beaucoup de clarté qu’il y a une continuité dans la vie liturgique de l’Eglise, qu’il n’y a pas de rupture. On ne doit donc pas parler d’un retour au passé mais d’un vrai enrichissement pour le présent, en vue de l’avenir".

Le cardinal secrétaire d’état Tarcisio Bertone a toutefois annoncé le 6 janvier dans une interview à "Famiglia Cristiana" qu’une instruction sur le motu proprio est en préparation, "qui en fixera bien les critères d’application".

Par ailleurs, il est prévu de publier sous peu une nouvelle formulation de la prière pour les juifs incluse dans le rite du Vendredi Saint du missel "tridentin" de 1962 libéralisé par le motu proprio. La référence à la condition de "ténèbres" et d’"aveuglement" du peuple hébreu disparaîtra, mais la prière pour leur conversion sera conservée. "Parce que dans la liturgie, nous prions toujours pour la conversion, d’abord la nôtre puis celle de tous les chrétiens et de tous les non-chrétiens", a expliqué l’archevêque Angelo Amato, secrétaire de la congrégation pour la doctrine de la foi, dans une interview à "Avvenire".
Par Abbé Sauvonnet - Publié dans : Informations
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Samedi 19 janvier 2008 6 19 /01 /Jan /2008 12:43

Laïcité : un ancien franc-maçon écrit à Nicolas Sarkozy

 


Le docteur Maurice Caillet, ancien interne des Hôpitaux de Paris, ancien vice-président de l’Observatoire de santé de Bretagne et ancien… franc-maçon, réagit à l’audience accordée aux dirigeants des principales obédiences maçonniques françaises par le président de la République, après le discours du Latran.

 

 

 

 « Membre de l’UMP, et ayant voté pour vous sans réserve, j’ai beaucoup apprécié votre définition d’une “laïcité positive”, lors de votre discours au Latran.

Dans son édition du 12 janvier (page 10), Le Monde relate la démarche auprès de vous du G.O.D.F le huit du même mois. Selon le Grand Maître, vous vous seriez montré « en retrait » par rapport à vos déclarations romaines, et il annonce d’une part votre prochaine invitation en “tenue blanche” et d’autre part l’ouverture prochaine de France 2 pour la maçonnerie, le dimanche matin.


Étant ami d’Alain Bauer (ancien Grand Maître et démissionnaire de la maçonnerie), vous ne pouvez ignorer, M. le président, que la maçonnerie soutient une conception laïciste des relations entre l’État et les religions, en niant notamment les racines chrétiennes de la France, au mépris de connaissances historiques indéniables. Vous ne pouvez non plus ignorer que la maçonnerie n’est pas une religion et qu’elle n’a aucune place au Jour du Seigneur sur nos chaînes publiques.


Enfin, si vous avez lu le Crépuscule des Frères » (La Table ronde) du même Alain Bauer, vous savez que la maçonnerie est un lobby en profond déclin et qu’il n’y a aucune raison que vous lui fassiez la moindre concession par rapport à vos convictions exprimées récemment à Rome.


Je ne représente rien qu’une expérience personnelle de quinze années de maçonnerie active, mais je me verrai dans l’obligation morale de renvoyer ma carte de l’UMP si la maçonnerie, qui ne comporte que 140.000 adeptes, obtient les promesses que vous auriez faites à M. Quillardet. »

Par Abbé Sauvonnet - Publié dans : Informations
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Samedi 19 janvier 2008 6 19 /01 /Jan /2008 12:41

Un beau témoignage de Grégori Solari

 

Pour ceux qui ne le connaissent pas, M. Solari est le directeur des éditions Ad Solem

La liturgie occupe une grande part dans vos publications … un choix personnel ?


Oui, mais néanmoins intrinsèquement lié à notre ligne éditoriale. Comme je l’ai dit dans la préface d’un de nos livres sur la liturgie, Te igitur, je ne suis pas né catholique. J’ai découvert l’Eglise à travers la liturgie, à Lausanne, en assistant à la célébration de la « forme extraordinaire » du rit romain. J’ai eu le sentiment alors de « toucher » l’Eglise – l’Eglise d’aujourd’hui mais aussi l’Eglise de toutes les générations qui nous ont précédées. Le Christ était là, hic et nunc, dans une présence d’éternité dont la liturgie était l’écrin, mais cette présence était donnée à travers l’épaisseur du temps, nous rendant contemporains de tous les croyants qui nous ont précédés. La liturgie m’est alors apparue comme une épiphanie de l’Eglise, et en même temps comme le véritable « milieu humain », l’espace où l’homme est progressivement conformé à son Créateur – le Christ, devant lequel un jour il sera face à face. J’ai retrouvé cette vision dans un très beau livre de Dietrich von Hildebrand, Liturgie et personnalité, que nous publierons prochainement. C’est cela ce que nous essayons de faire partager dans nos livres sur la liturgie, sans limiter notre horizon.
Par Abbé Sauvonnet - Publié dans : Informations
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Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /Jan /2008 15:53
A propos du Motu Proprio Summorum Pontificum
trois entretiens avec mgr ranjith

 

Nous donnons ci-après quelques extraits de trois entretiens accordés en novembre dernier par Mgr Albert Malcolm Ranjith Patabendige, Secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin.

 

J’invite tout le monde à obéir au Pape

Excellence, quel accueil a reçu le Motu Proprio de Benoît XVI qui a libéralisé la sainte messe selon le rite tridentin ? Quelques-uns, au sein même de l’Église, ont un peu “tordu le nez”…

Il y a eu des réactions positives et, inutile de le nier, des critiques et des prises de position contraires, même de la part de théologiens, liturgistes, prêtres, évêques et aussi des cardinaux. Franchement, je ne comprends pas ces formes d’éloignement et – pourquoi pas ? – de rébellion contre le Pape. J’invite tout le monde, mais par-dessus tout les pasteurs, à obéir au Pape, qui est le Successeur de Pierre. Les évêques, en particulier, ont juré fidélité au Pontife : qu’ils soient cohérents et fidèles à leur engagement.

A votre avis, à quoi sont dues ces manifestations contraires au Motu Proprio ?

Vous savez qu’il y a eu, de la part de quelques diocèses, des documents d’interprétation qui visent inexplicablement à limiter le Motu Proprio du Pape. Derrière ces actions se cachent d’une part des préjugés de type idéologique, d’autre part l’orgueil, un des péchés les plus graves. Je répète : j’invite tout le monde à obéir au Pape. Si le Saint-Père a tenu à publier le Motu Proprio, c’est qu’il avait ses raisons que pour ma part je partage pleinement. (…)

Monseigneur, votre Congrégation a plusieurs fois dénoncé les abus liturgiques…

C’est vrai. Il existe tellement de documents qui, cependant, sont de façon déplaisante restés lettre morte, oubliés dans des rayons poussiéreux ou, pis encore, à la corbeille à papiers. (…)

Revenant au Motu Proprio, quelques-uns critiquent l’emploi du latin durant la messe…

Le rite tridentin fait partie de la tradition de l’Église. Le Pape a convenablement expliqué les raisons de sa mesure, un acte de liberté et de justice envers les traditionalistes. Pour ce qui est du latin, je voudrais souligner qu’il n’a jamais été aboli, et qu’en plus il garantit l’universalité de l’Église. Mais je le répète : j’invite les prêtres, les évêques, les cardinaux à l’obéissance, laissant de côté tout type d’orgueil et de préjugés.

Entretien accordé au site internet italien « Petrus », qui l’a publié le 5 novembre 2007.

 

Le Pape veut récupérer des éléments estompés par la réforme

Excellence, quel est votre avis sur la signification profonde du Motu Proprio Summorum Pontificum ?

Je vois dans cette décision non seulement la sollicitude du Saint-Père pour ouvrir la voie du retour dans la pleine communion de l’Église aux fidèles de Monseigneur Lefebvre, mais aussi un signe pour l’Église tout entière sur certains aspects théologiques et disciplinaires à sauvegarder pour un renouveau profond, si désiré par le Concile. Il me semble que le Pape désire fortement corriger ces tentations visibles dans certains milieux qui considèrent le Concile comme un moment de rupture avec le passé et d’un commencement nouveau. (…) Le Motu Proprio, à mon avis, doit être compris en ce sens. Il est un élément possible en vue d’une correction nécessaire d’orientation.
En effet, dans certains choix de la réforme liturgique réalisée après le Concile, on a adopté des orientations qui ont estompé certains aspects de la liturgie, qui se reflétaient mieux dans la pratique précédente, parce que, pour certains, le renouveau liturgique a été compris comme quelque chose à réaliser ex novo. Mais nous savons bien que ce ne fut pas l’intention du document Sacrosanctum concilium, qui déclarait : « Les formes nouvelles, d’une certaine manière, naissent de manière organique de celles qui existent déjà » (SC 23). Cette erreur d’interprétation du Concile, et du chemin historique et théologique de l’Église, a influé sur tous les secteurs ecclésiaux, y compris la liturgie. Une certaine attitude de rejet facile des développements ecclésiologiques et théologiques, mais aussi des développements liturgiques du dernier millénaire d’une part, et une « idolisation » de ce qu’aurait été la mens de la prétendue Église des premiers chrétiens de l’autre, a eu une influence de grande importance sur la réforme liturgique et théologique de l’ère postconciliaire. Le rejet catégorique de la messe préconciliaire, comme reste d’une époque désormais « dépassée », a été le résultat de cette mentalité. (…) Plusieurs de ces réformes ont abandonné des éléments importants de la liturgie, avec les considérations théologiques qui s’y rapportent : à présent, il est nécessaire et important de récupérer ces éléments. Le Pape considère le rite de saint Pie V revu par le bienheureux Jean XXIII comme une voie de récupération de ces éléments estompés par la réforme (…).

On entend dire que, dans certaines nations ou dans certains diocèses, des évêques ont promulgué des règles qui annulent pratiquement ou déforment l’intention du Pape.

Cette attitude n’est pas conforme à la dignité et à la noblesse de la vocation d’un pasteur de l’Église. Je ne dis pas que tous sont ainsi. La majorité des évêques et des ecclésiastiques a accepté, avec le sens normal de révérence et d’obéissance, la volonté du Pape. Cela est véritablement louable. Malheureusement, il y a eu des voix de protestation de la part de certains.

Entretien accordé à l’agence de presse Fides, qui l’a publié le 16 novembre 2007.

 

Pendant des années, la liturgie a subi trop d’abus

 (…) Après la publication du Motu Proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI, on a ravivé la discussion entre les prétendus « traditionalistes » et les « progressistes ». Y a-t-il en ce sens une opposition de ce genre ?

Absolument pas. (…) En ce qui concerne la messe tridentine, il y a eu une question grandissante avec le temps. La fidélité aux règles de la célébration des sacrements continuait à baisser. Plus cette fidélité au sens de la beauté et du mystère dans la liturgie diminuait, plus augmentait la demande pour la messe tridentine. Et alors, de ce fait, qui a réellement demandé la messe tridentine ? Non seulement ces groupes [traditionalistes], mais même ceux qui ont subi le manque de respect pour les règles de la célébration digne selon le Novus ordo.

Pendant des années, la liturgie a subi trop d’abus et de nombreux évêques les ont ignorés. Le pape Jean-Paul II avait lancé un appel attristé dans Ecclesia Dei adflicta, qui n’était rien d’autre qu’un appel à l’Église à être plus sérieuse dans la liturgie. La même chose s’est produite avec l’instruction Redemptionis sacramentum. Pourtant, dans certains cercles de liturgistes et commissions liturgiques, ce document a été critiqué. (…) Face à cela, le Saint-Père Benoît XVI ne pouvait pas se taire : comme on le remarque dans la lettre écrite aux évêques sur le Motu Proprio et même dans ses multiples discours, on sent un profond sens de responsabilité pastorale. Ce document donc – au-delà d’être une tentative de chercher l’union avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X – est aussi un appel fort du Pasteur universel à un sens du sérieux.

Est-il un rappel aussi d’une certaine manière aux prêtres ?

Je dirais oui. Du reste, devant certaines conceptions arbitraires et peu sérieuses de la liturgie, on peut se demander ce qu’on enseigne dans certains séminaires. (…) Dans quelques cercles liturgiques, on a une certaine tendance à sous-estimer combien l’Église a mûri dans le second millénaire de son histoire. On parle d’appauvrissement du rite, mais c’est une conclusion trop banale et simpliste : nous croyons que la tradition de l’Église se manifeste dans un développement continu. (…)

Pour un renouvellement véritable de l’Église – tellement désiré par le Concile – il est nécessaire qu’on ne limite pas la liturgie à l’étude académique, mais que celle-ci devienne une priorité absolue dans les Églises locales. Il est donc urgent de donner une importance juste au niveau local à la formation liturgique selon l’esprit de l’Église. (…) C’est la grande responsabilité des évêques.

Entretien accordé à l’Osservatore romano, qui l’a publié le 19 novembre 2007.
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Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /Jan /2008 15:51

A propos du Motu Proprio Summorum Pontificum

entretien avec le cardinal castrillon hoyos

 

Le cardinal Dario Castrillon Hoyos, Président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, a accordé, à propos du Motu Proprio, un entretien tout à fait important au mensuel international 30 Jours, numéro 6 de 2007. Il répond avec beaucoup de finesse à nombre de questions qui ont été agitées ces derniers mois. Nous reproduisons les passages les plus significatifs de ce texte.

 

30 Jours : Éminence, quel est le sens de ce Motu Proprio qui libéralise l’usage du Missel dit de saint Pie V ?

Cardinal Castrillon Hoyos : Quand ont eu lieu, après le concile Vatican II, les changements dans la liturgie, des groupes importants de fidèles et aussi d’ecclésiastiques se sont sentis mal à l’aise parce qu’ils étaient fortement liés à la liturgie en vigueur depuis des siècles. Je pense aux prêtres qui avaient célébré pendant cinquante ans cette messe suivant le rite de saint Pie V et qui, à l’improviste, se sont trouvés dans l’obligation d’en célébrer une autre, je pense aux fidèles habitués depuis des générations à l’ancien rite, je pense aussi aux petits, comme les enfants de chœur, qui se sont trouvés tout d’un coup dépaysés car ils devaient servir la messe selon le Novus ordo. Il y a donc eu un malaise à différents niveaux. Pour certains, celui-ci était même de nature théologique, car ils estimaient que l’ancien rite exprimait mieux que celui qui avait été introduit le sens du sacrifice. D’autres, pour des raisons culturelles aussi, avaient la nostalgie du chant grégorien et des grandes polyphonies qui étaient une richesse de l’Église latine. Et ce qui aggravait le tout, c’est que ceux qui éprouvaient ce malaise attribuaient ces changements au Concile, alors qu’en réalité le Concile en soi n’avait ni demandé ni prévu les détails de ces changements. La messe que célébraient les
Pères conciliaires était la messe de saint Pie V. Le Concile n’avait pas demandé la création d’un nouveau rite, mais un usage plus large de la langue vernaculaire et une plus grande participation des fidèles.

30 Jours : D’accord, c’était le climat qu’on respirait il y a quarante ans. Mais aujourd’hui, la génération qui avait manifesté ce malaise n’existe plus. Et il y a plus : le clergé et le peuple se sont habitués au Novus ordo, et dans leur immense majorité, ils s’en trouvent très bien.

Cardinal : C’est exactement cela : dans leur immense majorité, même si un grand nombre ignore ce qui a été laissé de côté avec l’abandon de l’ancien rite. Mais tout le monde ne s’est pas habitué au nouveau rite. Curieusement, il semble même que fleurissent, dans les nouvelles générations, parmi les laïcs comme parmi les clercs, un intérêt et une estime envers l’ancien rite. Et il s’agit de prêtres et de simples fidèles qui n’ont parfois rien à voir avec les disciples de Mgr Lefebvre. Il y a là des faits, des faits de l’Église, auxquels les pasteurs ne peuvent faire la sourde oreille. C’est pour cela que Benoît XVI, qui est un grand théologien à la profonde sensibilité liturgique, a décidé de promulguer le Motu Proprio.

30 Jours : Mais n’y avait-il pas déjà un indult ?

Cardinal : Si, il y avait déjà un indult, mais Jean-Paul II avait déjà compris que l’indult n’avait pas été suffisant, ne serait-ce que parce que certains prêtres et certains évêques rechignaient à l’appliquer, mais surtout parce que les fidèles qui désirent célébrer avec l’ancien rite ne doivent pas être considérés comme des fidèles de deuxième catégorie. Il s’agit de fidèles auxquels doit être reconnu le droit d’assister à une messe qui a nourri le peuple chrétien pendant des siècles, qui a nourri la sensibilité de saints tels que saint Philippe Neri, don Bosco, sainte Thérèse de Lisieux, le bienheureux Jean XXIII et le serviteur de Dieu, Jean-Paul II lui-même. Ce dernier, comme je viens de le dire, avait compris le problème de l’indult et il avait donc déjà l’intention d’étendre l’usage du Missel de 1962. Je dois dire que dans les rencontres avec les cardinaux et avec les chefs de dicastère au cours desquelles on avait parlé de ces mesures, les réticences étaient vraiment très limitées.
Benoît XVI, qui a suivi ce processus depuis le début, a franchi le pas important déjà imaginé par son grand prédécesseur. Il s’agit d’une mesure pétrinienne émise par amour du grand trésor liturgique qu’est la messe de saint Pie V, et aussi par amour de pasteur envers un groupe considérable de fidèles.

30 Jours : Et pourtant, les résistances n’ont pas manqué de la part d’une partie des représentants de l’épiscopat eux-mêmes…

Cardinal : Des résistances qui dépendent, selon moi, de deux erreurs. La première erreur d’interprétation est de dire qu’il s’agit d’un retour au passé. Il n’en est pas ainsi. Ne serait-ce que parce qu’on ne retire rien au Novus ordo, qui reste le mode ordinaire de célébrer l’unique rite romain ; tandis que la liberté de célébrer la messe de saint Pie V est donnée à ceux qui le veulent comme forme extraordinaire.

30 Jours : Il s’agit de la première erreur de ceux qui sont opposés au Motu Proprio. Et la seconde ?

Cardinal : Qu’il s’agisse de diminuer le pouvoir épiscopal. Mais il n’en est pas ainsi. Le Pape n’a pas changé le Code de droit canonique. L’évêque est toujours le modérateur de la liturgie dans son propre diocèse. Mais le Siège apostolique a la compétence d’ordonner la sainte liturgie de l’Église universelle. Or un évêque doit agir en harmonie avec le Siège apostolique et il doit garantir à chaque fidèle ses propres droits, y compris celui de pouvoir participer à la messe de saint Pie V, comme forme extraordinaire du rite. (…)

30 Jours : On a aussi évoqué le risque qu’une petite minorité de fidèles puisse imposer la messe de saint Pie V à la paroisse…

Cardinal : Ceux qui ont dit cela n’ont évidemment pas lu le Motu Proprio. Il est clair qu’aucun curé ne sera obligé de célébrer la messe de saint Pie V. Mais si un groupe de fidèles, ayant un prêtre disposé à le faire, demande à célébrer cette messe, le curé ou le recteur de l’église ne pourront pas s’y opposer. Évidemment, s’il y a des difficultés, il reviendra à l’évêque de faire en sorte que tout se passe sous le signe du respect et, dirais-je, du bon sens, en harmonie avec le Pasteur universel.

30 Jours : Mais ne court-on pas le risque qu’avec l’introduction de deux formes, l’une ordinaire, l’autre extraordinaire, puisse naître une confusion liturgique dans le rite latin, dans les paroisses et dans les diocèses ?

Cardinal : Si les choses sont faites conformément au simple bon sens, on ne court pas ce risque. D’autre part, il y a déjà des diocèses dans lesquels on célèbre des messes dans différents rites, car il s’y trouve des communautés de fidèles latins, gréco-catholiques, ukrainiens ou ruthènes, maronites, melchites, syro-catholiques, chaldéens, etc. Je pense par exemple à certains diocèses des États-Unis, comme Pittsburgh, qui vivent cette variété liturgique légitime comme une richesse, et non pas comme une tragédie. (…)

30 Jours : Il y a aussi des gens qui pensent que ce Motu Proprio porte atteinte à l’unicité du rite qui aurait été voulu par les Pères conciliaires…

Cardinal : Étant admis que le rite latin reste unique, quoiqu’on puisse le célébrer sous deux formes, je me permets de rappeler qu’il n’y a jamais eu, dans l’Église latine, un seul rite pour tous. Aujourd’hui, par exemple, il y a tous les rites des Églises orientales en communion avec Rome. Et même dans le rite latin, il y a d’autres rites que le rite romain, comme le rite ambrosien ou le rite mozarabe. La messe de saint Pie V elle-même, lorsqu’elle a été approuvée, n’a pas annulé tous les rites précédents, mais seulement ceux qui ne pouvaient pas se prévaloir d’au moins deux siècles d’ancienneté…

30 Jours : Et la messe de saint Pie V a-t-elle jamais été abolie par le Novus ordo ?

Cardinal : Le concile Vatican II ne l’a jamais fait, et il n’y a eu par la suite aucun acte positif qui l’ait établi. La messe de saint Pie V n’a donc jamais été formellement abolie. Il est de toute façon étonnant que ceux qui s’érigent en interprètes authentiques de Vatican II en donnent, dans le domaine liturgique, une interprétation aussi restrictive et aussi peu respectueuse de la liberté des fidèles, en finissant par faire sembler ce concile encore plus coercitif que le concile de Trente.
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Dimanche 13 janvier 2008 7 13 /01 /Jan /2008 09:59

Les vertus cardinales

 

 

 

Les vertus[1]

 

- I. Ce que c’est

 

- A. Définition

 

- B. Espèces

 

- Selon l’origine

 

- Acquises

- Infuses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Selon leur nature

 

- Naturelles

- Surnaturelles

 

 

 

 

 

 

 

- Selon leur objet

 

- Théologales[2]

- Morales[3]

- II. Accroissement, diminution ou perte des vertus

 

 

 

- III. Morales cardinales[4]

 

- Prudence

 

a/ définition

b/ éléments constitutifs

c/ importance

d/ défauts opposés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Justice

 

a/ définition

b/ vices opposés

 

 

 

 

 

- Force

 

a/ définition

b/ éléments

c/ vertus qui en dérivent

d/ vices opposés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 - Tempérance

 

a/ définition

b/ vices opposés

 

I. Ce qu’est une vertu.

 

Définition.

 

La vertu est une disposition habituelle de l’âme qui nous porté au bien, ou, plus brièvement, c’est l’habitude du bien[5].

La vertu est :

- 1. une disposition habituelle. Que cette disposition nous soit donnée par Dieu avec la grâce, ou qu’elle provienne de la répé­tition des mêmes actes, comme dans les vertus naturelles, elle est toujours une qualité stable et non un acte transitoire ;

- 2. qui nous porte au bien. Comme le vice est une habitude qui nous incline au mal, ainsi la vertu crée en nous une disposition qui nous porte à faire le bien.

 

Espèces.

 

A. Au point de vue de leur ORIGINE.

 

Il y a lieu de distinguer :        - a) les vertus acquises, et

- b) les vertus infuses.

 

Les vertus acquises sont des habitudes contractées par la répétition des mêmes actes ou la continuation des mêmes impressions. D’un côté, la répétition des mêmes actes donne plus de puissance à nos facultés et une plus grande facilité à les accomplir. « C’est en forgeant qu’on devient forgeron. » De l’autre, la continuation des mêmes impressions émousse la sensibilité : c’est ainsi qu’on s’habitue au froid, au chaud, aux bruits, aux odeurs et même, dans une certaine mesure, à la souffrance.

Les vertus infuses sont le produit de la grâce. Elles sont appelées infuses parce que Dieu les met dans notre âme au moment de la justification. Étant donné qu’elles accompagnent la grâce sanctifiante, il s’ensuit qu’elles augmentent avec elle et qu’elles se perdent par tout péché mor­tel, exception faite cependant pour la foi et l’espérance.

 

B. Au point de vue de leur NATURE.

 

Les vertus sont :     - a) naturelles ou

- b) surnaturelles.

 

Les premières sont celles que nous acquérons par les seules forces humaines : elles nous disposent à accomplir tout ce qui est conforme au bien naturel que nous enseigne la droite raison ; les païens, comme les chrétiens, peuvent posséder ces vertus.

Les secondes sont d’ordre surnaturel, c’est-à-dire qu’elles ont la grâce pour principe et nous sont inspirées par des motifs de foi : par exemple, faire l’aumône pour l’amour de Dieu qui nous a proscrit la charité envers nos semblables. Ces vertus ont pour but de nous conduire à notre fin surnaturelle qui est la béatitude du ciel.

 

C. Au point de vue de leur OBJET.

 

Les vertus se divisent en :    - a) ver­tus théologales et en

- b) vertus morales.

 

Les premières ont Dieu pour objet immédiat : ce sont : la Foi, l’Espérance et la Charité. Ces trois ver­tus, dérivant toujours de la grâce, ne peuvent être que surnaturelles et infuses. Comme elles jouent un très grand rôle dans la vie chrétienne, nous en parlerons spécialement dans les trois leçons suivantes.

Les secondes ne se rapportent à Dieu qu’indirectement. Elles ont pour objet de régler notre conduite conformément à la droite raison et à la loi naturelle ; d’où il suit qu’elles ne sont pas la propriété exclusive des chrétiens. On peut les rencontrer chez les pécheurs et même chez les païens, comme nous l’avons dit plus haut ; mais les justes seuls ont le privilège de pouvoir les rendre surnaturelles, à l’aide de la grâce sanctifiante, et d’en faire usage pour mériter le ciel. 

 

 

II. Accroissement, diminution et perte des vertus.

 

Toutes les vertus, quelles qu’elles soient, peuvent croître, diminuer ou se perdre.

 

A. LES VERTUS MORALES NATURELLES, étant le fruit de nos efforts, sont suscep­tibles de progrès ou de diminution, suivant que nous multiplions ou que nous dimi­nuons les actes par lesquels elles s’acquièrent. Elles peuvent même se perdre complè­tement par la cessation des actes bons qui ont produit en nous ces dispositions au bien (Ex. : humilité, chasteté).

 

B. Les VERTUS SURNATURELLES INFUSES, étant le produit de la grâce sanctifiante, s’accroissent avec elles et dans la même proportion. Par conséquent, tous les moyens qui augmentent la grâce : la prière, les œuvres méritoires et surtout les sacrements reçus dans de bonnes dispositions augmentent du même coup les vertus surnatu­relles. Il n’y a donc pas de limite dans la voie de la justification ; « le juste peut tou­jours pratiquer plus la justice et le saint se sanctifier encore » (Apoc., XXII, 11).

Les vertus infuses se perdent par le péché mortel, qui enlève la grâce sanctifiante, sauf cependant la foi et l’espérance, qui ne se perdent que par un péché mortel contraire à ces deux vertus théologales (aposta­sie, hérésie, désespoir). Toutefois, bien que subsistant dans une âme en état de péché mortel, les vertus de foi et d’espérance ne peuvent plus produire d’actes méritoires pour le ciel ; elles peuvent seulement aider le pécheur à recouvrer l’état de grâce.

 

III. Les Vertus cardinales.

 

La Prudence.

 

a/ Définition.

La prudence est une vertu qui nous fait discerner et prendre les moyens voulus pour atteindre la fin que nous poursuivons.

La prudence est donc :          - 1. une vertu naturelle, si c’est une fin natu­relle et terrestre que nous poursuivons ; et                                              - 2. une vertu surnaturelle lorsque, avec le concours de la grâce, nous recherchons et employons les moyens les plus propres à atteindre notre fin surnaturelle, c’est-à-dire à faire notre salut.

 

b/ Éléments constitutifs.

La prudence suppose trois actes :

1) la réflexion. L’homme prudent réfléchit et prie avant d’agir : il pèse le pour et le contre ; il profite des leçons du passé et prévoit les difficultés de l’avenir en même temps qu’il invoque les lumières de l’Esprit-Saint. S’il hésite entre deux partis, il consulte ceux qui, par leur science et leur expérience, sont à même de lui donner de sages conseils ;

2) le jugement. La réflexion doit aboutir à une détermination : après avoir réfléchi, l’homme sage ne doit pas rester dans l’indécision. Quand il a écarté les préjugés et les passions qui pourraient l’induire en erreur, il doit pronon­cer un jugement ;

3) l’action. Il ne suffit pas de réfléchir et de juger, il faut passer à l’acte et réaliser ce qu’on croit être bien.

 

c/ Importance.

La prudence est une vertu très précieuse, puis­qu’elle nous enseigne ce que nous avons à faire et ce que nous devons éviter. Aussi Notre-Seigneur l’a-t-il recommandée avec instance à ses disciples. Tantôt il leur conseille d’être « prudents comme des serpents » (Mat., X, 16) ; tantôt il fait l’éloge du serviteur prudent (Mat., XXIV, 45) et des vierges prudentes qui ne se laissent pas surprendre par la venue de l’Époux. (Mat., XXV.)

 

d/ Défauts opposés.

On pèche contre la vertu de prudence par défaut ou par excès.

Par défaut. L’imprudence, qui est le terme générique, s’ap­pelle : - a) la précipitation et l’inconsidération, lorsqu’on agit sans réflé­chir et sans consulter, - b) la négligence, lorsqu’on ne prend pas tous les moyens qui doivent assurer le succès de nos entreprises.

 Par excès. - a) la ruse qui emploie tous les dehors de la prudence, mais dans un but condamnable ;

- b) la prudence du siècle qui a plus de souci des affaires de ce monde que de celles du salut ;                      - c) une sollicitude exagérée de l’avenir. « Ne vous inquiétez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez ou boirez ; ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez … Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice et le reste vous sera donné par surcroît. » (Mat., VI, 25, 33).

 

La Justice.

 

a/ Définition.

 

La justice est une vertu qui nous fait rendre à cha­cun ce qui lui est dû.

 A. En tant que vertu surnaturelle, elle nous dispose à accomplir, avec le secours de la grâce, tous nos devoirs envers Dieu et envers le prochain, c’est-à-dire toute la religion : elle se confond alors avec la sainteté. C’est pourquoi, dans l’Ancien Testament, les hommes vertueux sont appelés « justes », la justice consistant pour les Juifs dans la fidélité à tous les préceptes de la Loi. C’est dans le même sens que Notre-Seigneur proclama bienheureux « ceux qui ont faim et soif de justice, ceux qui souffrent per­sécution à cause d’elle » (Mat., v, 6, 10), et qu’il recommande à ses dis­ciples de chercher avant tout « le royaume de Dieu et sa justice ». (Mat., VI, 33).

B. En tant que vertu naturelle, la justice est une vertu essentiellement sociale.

Elle se subdivise en : - a) justice commutative, qui nous pousse à remplir nos devoirs envers nos semblables, à leur donner ce qui leur est dû et à ne leur causer aucun préjudice ;

- b) justice distributive qui porte les représentants de l’autorité à répartir les charges et les dignités suivant les capacités et les mérites de chacun ;

- c) justice légale, qui porte, d’un côté, les gouvernants à établir des lois justes en vue du bien général de la société et, de l’autre, les citoyens à obéir à ces lois et à remplir tous leurs devoirs à l’égard de l’Etat ;                          

 

b/ Péchés opposés.

On pèche :

- a) contre la justice commu­tative quand on viole les droits stricts des citoyens ;

- b) con­tre la justice distributive en distribuant avec partialité les faveurs et les charges ;

- c) contre la justice légale, lorsque les gouvernants font des lois injustes et que les sujets n’obéissent pas aux lois justes ;

 

La Force.

 

a/ Définition.

La force est une vertu qui donne à notre volonté l’énergie nécessaire pour vaincre les obstacles dans la poursuite du bien. La force est une vertu naturelle ou surnaturelle selon que le bien en ques­tion est d’ordre naturel ou d’ordre surnaturel, et qu’elle s’exerce avec les seules forces de la nature ou avec le secours de la grâce. Comme la vie est une lutte continuelle, aucune vertu n’est plus utile.

 

b/ Éléments.

La force suppose deux actes : agir et tenir.

- a) Agir. La force requiert l’esprit d’entreprise et la volonté d’accomplir le bien en dépit des difficultés qui rendent la tâche ardue. L’homme fort lutte contre ses passions, contre son orgueil, sa cupidité, sa sensualité, sa colère, il se dévoue au service du prochain, etc.

- b) Tenir. L’homme fort ne se contente pas d’entreprendre ; tenace, il ne se décourage jamais ; il persé­vère dans son action, résiste aux obstacles et aux persécutions et, s’il le faut, il ne recule pas devant la mort et accepte le martyre pour confesser sa foi.

 

c/ Vertus qui dérivent de la force.

Il faut rattacher à la force :

- a) la magnanimité, qui accomplit des actions nobles et généreuses ;

- b) la patience, qui supporte les ennuis, les souffrances et même les malheurs, non pas avec une apathique indifférence, mais comme les Apôtres : « avec la joie d’avoir été jugés dignes de souffrir des opprobres pour le nom de Jésus » (Actes, V, 41) ;

- c) la constance, qui persévère dans la volonté de vaincre les difficultés sans toutefois s’entêter dans l’ap­plication des moyens quand la raison lui conseille le contraire.

 

d/ Vices opposés.

 Par défaut : - a) La timidité et la pusillanimité, qui n’osent rien entreprendre.

- b) La lâcheté, qui craint outre mesure le danger et le fuit, alors que le devoir commande de s’y exposer.

- c) Le respect humain, qui est une forme de la lâcheté et qui fait qu’on se dérobe à ses devoirs religieux par peur de la dérision.

Par excès.     La témérité qui, sans nécessité, s’expose au péril et à la mort. La plupart du temps, elle est plutôt une preuve d’orgueil que de courage.

 

La Tempérance.

 

a/ Définition.

La tempérance est la vertu qui nous porte à user avec modération des plaisirs des sens et, spécialement, des plaisirs du goût et du toucher. Nous disons « avec modération », car toute délectation n’est pas mauvaise en soi. En la mettant en nous, Dieu a voulu qu’elle soit un moyen pour atteindre une fin. Vouloir la délectation comme moyen pour arriver à la fin établie par Dieu, n’est pas un mal : ce qui est mal c’est d’agir pour la délectation seule. On n’est pas intempérant parce qu’on trouve quelque plaisir à manger et à boire : mais on l’est, si l’on n’a d’autres préoccupation que de chercher ce plaisir.

 

- En tant que vertu naturelle, la tempérance nous porte à rester dans un juste milieu et à ne pas dépasser la mesure dans la jouissance des biens de ce monde.

 

- En tant que vertu surnaturelle, la tempérance chrétienne implique :

a) l’abstinence et la sobriété, c’est-à-dire certaines restrictions dans l’usage du manger et du boire ;

b) la modestie, qui s’abstient des regards, des paroles, des actions et des tenues susceptibles de blesser la pudeur ;

c) la chasteté, qui s’abstient des plaisirs illicites de la chair. La tempé­rance chrétienne peut même aller plus loin en pratiquant la virginité, qui est l’abstention complète des plaisirs de la chair, même de ceux qui sont licites.

 

b/ Vices opposés.

Sont opposés à la tempérance :

- a) les vices contraires à la vertu de pureté

- b) la gourmandise, l’ivrognerie et l’alcoolisme.


[1] Vertu (du latin « virtus », « vis », force). D'après l'étymologie, le mot vertu signifie force. Pour accomplir le bien, il faut lutter contre les inclinations qui portent au mal : la pratique de la vertu implique donc l'effort.

[2] Théologale (du grec « Theos » Dieu et « logos », discours). Les vertus théolo­gales sont ainsi appelées parce que, d'après saint Thomas, elles ont Dieu pour objet immédiat, parce qu'elles nous viennent de Dieu et sont fondées sur la révélation divine.

[3] Morale (du latin « moralis », « mores », mœurs). Les vertus morales sont ainsi appelées parce qu'elles ont pour but de régler la conduite et regardent les bonnes mœurs. Elles n'ont donc pas Dieu pour objet direct. Lorsqu'elles sont surnatu­relles, elles ont Dieu pour objet indirect, puisqu'elles nous font agir par un motif tiré de la foi.

[4] Cardinale (du latin « cardinalis », principal ; de « cardo », gond, pivot). Saint Thomas justifie cette appellation en disant que les vertus cardinales sont le fondement et comme le pivot de toutes les autres, semblables aux gonds qui servent d'appui à la porte.

[5] ARISTOTE a dit de la vertu qu'elle était un juste milieu : « In medio stat virtus

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Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 23:36
Récollection de l'Avent à Bouloire
Dimanche 09 Décembre

 

Dimanche 09 Décembre

2ème Dimanche de l’Avent

 

Récollection de l’Avent

sur le thème :

Nativité et Rédemption.

 10h30


 12h30


14h30


 

 15h30


16h00

Grand’Messe.


Déjeuner tiré du sac.


Conférence spirituelle sur la nativité


Salut du Saint-Sacrement


Fin de  la récollection


Possibilité de se confesser avec un des abbés pendant la conférence ou pendant le Salut du Saint-Sacrement
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