Informations

Dimanche 31 décembre 2006 7 31 /12 /2006 02:02
Veuillez noter dans vos agendas...

Samedi 13 janvier : Croisade eucharistique à Bouloire.

ribetonvincent.jpgL'abbé Vincent Ribeton,
supérieur du distict de France


Dimanche 14 janvier
à Bouloire : Journée paroissiale autour de l'abbé Ribeton.
          10h30 : Messe solennelle.
          12h30 : Pique-nique au presbytère de Bouloire.
          15h30-16h15 : Conférence de l'abbé Ribeton où vous pourrez lui poser vos questions.

Dimanche 14 janvier : à Monmirail
            17h00 : Vêpres présidées par l'abbé Ribeton et suivies d'un vin chaud.


Jeudi 18 janvier : Réunion du groupe Domus Christiani du Mans.

Mardi 30 janvier : à 20h30, causerie pour les adultes du Mans.
Par Les abbés - Publié dans : Informations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /2007 14:30
Pensez à faire bénir vos maisons chaque année à l'Epiphanie !

Faites venir votre abbé pour qu'il bénisse votre demeure en ce début d'année 2007. Vous avez jusqu'au 2 février...

Vous pouvez vous faire une idée de cette bénédiction, en effet le rituel est le suivant : ( traduction en Français ) :

V / la paix soit dans cette maison
R / et à tous ceux qui y habitent !

Antienne :
Les mages sont venus de l'Orient à Bethleem pour adorer le Seigneur; ouvrant leur trésors, ils offrirent des biens précieux : de l'or pour le grand Roi, de l'encens pour le vrai Dieu, de la myrrhe pour sa sépulture, Alléluia !

Cantique Magnificat ( Saint Luc 1, 46-55 )

Puis le prêtre asperge d'eau bénite chaque pièce de la maison puis les encense.

On repette ensuite l'antienne ci dessus.

Pater Noster

V / Omnes de Saba veniant
R / Aurum et thus deferentes
V / Domine exaudi orationem meam
R / Et clamor meus ad te veniat
V / Dominus vobiscum
R / Et cum spiritu tuo

Oremus : ( collecte de la messe de l'Epiphanie )
Dieu qui avez ence jour, révélé votre Fils unique aux nations paiennes en les guidant par une étoile, faites qu'après vous avoir connu déjà par la foi, nous soyons conduits jusqu'à la contemplation face à face de votre grandeur sublime, par le même Jesus Christ....

Respons
Illumine toi Jérusalem car ta lumière arrive et se lève au dessus de toi la gloire du Seigneur, Jésus Christ né de la Vierge Marie.

V / Les nations marcheront dans ta lumière et les rois dans la splendeur de ta naissance
R / Et la gloire du Seigneur se lèvera au dessus de toi

Oremus :

Bénissez, Seigneur, Dieu tout puissant, cette maison afin qu'en elle se trouvent la santé, la chasteté, la force de la victoire, l'humilité, la bonté, la mansuétude, l'esprit d'obéissance aux commendements de Dieu et d'action de grâce envers le Père, et le Fils et le Saint Esprit ; et que cette bénédiction demeure en ce lieu et sur tous ses habitants, Par le Christ notre Seigneur !

Enfin le prêtre avec une craie bénie écrit ceci sur le haut de la porte d'entrée ( à l'intérieur et à l'extérieur )

20 + K + M + B + 07

Le 20 et le 06, pour l'année 2007
K M B pour les rois mages, Kaspar, Melchior, Balthazar !!!
Par Les abbés - Publié dans : Informations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 10 février 2007 6 10 /02 /2007 23:53
Création de la confraternité Saint-Pierre pour les laïcs

A la demande de nombreux fidèles, le chapitre général de la fraternité Saint-Pierre
, l'été dernier, a donné son accord pour la création d'une structure, qui ne soit ni un Tiers-Ordre, ni une oblature, avec leurs obligations propres. Le SupérieurGénéral de la Fraternité Saint-Pierre, M. l'abbé Berg nous a récemment annoncé que cette structure avait été élaborée et serait lancée le 22 février prochain. Nous vous en livrons la Charte et la prière des membres.

Si vous vous posez des questions, désirez des précisions ou vouliez obtenir un formulaire d'inscription, sachez que vos prêtres se tiennent à votre dispositions.


Charte


A l’exemple du Seigneur.
« Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu'elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n'ont point de berger. Alors il dit à ses disciples : La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson. » (Mt 9, 35-38)

Qu’est-ce que la Confraternité Saint-Pierre ?
Il s’agit d’une association regroupant toutes les personnes qui se sentent proches de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et souhaitent soutenir son charisme par leurs prières et leurs sacrifices.
Ainsi la Confraternité contribue au service de la Sainte Église, encourageant les vocations nombreuses, la sanctification des prêtres et leur rayonnement apostolique.
Que fait un membre de la Confraternité Saint-Pierre ?

Les membres s’engagent
· chaque jour : 1) à prier une dizaine du chapelet (1 Pater, 10 Ave, 1 Gloria) pour la sanctification de nos prêtres et pour nos vocations sacerdotales, 2) et aussi à réciter la Prière de la Confraternité ;
· chaque année : 3) à faire célébrer une fois le Saint-Sacrifice de la Messe à ces intentions.

Quel bénéfice spirituel retire un membre de la Confraternité ?
Leurs engagements placent les membres parmi nos plus fidèles bienfaiteurs et à ce titre parmi les destinataires privilégiés des prières quotidiennes de nos prêtres et séminaristes.
Le Saint-Sacrifice de la Messe est offert chaque mois pour les membres de la Confraternité dans chaque région. Des récollections et des instructions dans la foi sont aussi proposées.

Comment devient-on membre ?
1) Imprimer le formulaire d’inscription et nous le retourner une fois rempli.
2) La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre vous envoie en retour le certificat d’appartenance. Les engagements prennent effet à la réception du certificat.
3) Les membres doivent être âgés d’au moins 14 ans.
4) L’appartenance est purement spirituelle et ne confère pas d’autres droits ou devoirs que le soutien spirituel dans la prière et la charité selon les engagements décrits plus haut.
5) De soi, les engagements ne sont pas sous peine de péché.
6) L’appartenance et les engagements qui s’ensuivent sont tacitement renouvelés chaque année en la fête de la Chaire de Saint Pierre (22 février), sauf décision contraire manifestée.


Comment est-on informé des événements relatifs à la Confraternité ?
Nos organes d'information – bulletins et sites Internet des districts ou des maisons – transmettent les nouvelles de la Confraternité.


--------------------------------------------------------------------------------

Prière
Prière pour les prêtres, récitée par les membres de la Confraternité Saint-Pierre.

Un Notre Père, dix Je vous salue Marie, un Gloire au Père.

V. Souvenez-vous, Seigneur, de votre Congrégation.
R. Que vous avez possédée de toute éternité.

Prions.
Seigneur Jésus, vous qui êtes né pour rendre témoignage à la vérité et qui aimez jusqu’au bout ceux que vous appelez : daignez exaucer nos prières pour nos pasteurs.
Ô vous qui savez tout, vous savez qu’ils vous aiment et qu’ils peuvent tout en vous qui les fortifiez. Sanctifiez-les dans la vérité, leur infusant selon notre demande l’Esprit que vous avez donné à vos Apôtres, afin qu’il les rende semblable à vous en toutes choses.
Recevez le témoignage d’amour qu’ils vous portent, vous qui avez accueilli la triple confession de Pierre.
Et afin qu’en tous lieux et sans cesse une offrande pure soit offerte à la très Sainte Trinité, daignez accroître leur nombre et les préserver tous dans votre charité.
A vous dans l’unité du Père et du Saint-Esprit, honneur et gloire éternels.
Ainsi soit-il.

Nihil obstat: Vic. Gen. FSSP, 05.II.2007
Par Abbé Sauvonnet - Publié dans : Informations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /2007 09:38
Quelques dates à retenir:

Lundi 26 février : Conférence pour adultes au Mans sur le sujet : "implication du Chrétien en politique".


Jeudi 1er mars : réunion Domus Christiani au Mans.

Samedi 3 mars : croisade eucharistique

Saint Carême !
Par Abbé Sauvonnet - Publié dans : Informations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /2007 13:51
Quelques rendez-vous pour cette rentrée  (pour l'apostolat de Bouloire)...


Après le silence estival (les mises à jours du site en témoignent), voici les dates de reprise des activités.

Les catéchsimes reprennent cette semaine avec les mêmes horaires que l'an passé. Seuls les cm1-cm2 changent d'horaires : ils se réuniront désormais le vendredi de 17h30 à 18h30.

Le catéchisme pour adultes reprendra le mardi 25 septembre.

La date de rentrée du groupe Domus est fixée au jeudi 20 septembre.

Le groupe étudiant reprendra son rythme de réunions tous les 15 jours à partir du mardi 18 septembre.

La prochaine croisade eucharistique aura lieu le samedi 13 octobre.

Le pélerinage de rentrée est fixé au samedi 6 octobre. Nous nous rendrons à Loublande et visiterons le musée des guerres de Vendée.

Le lancement des activités scoutes au sein des Europas est pour l'instant fixé au samedi 20 octobre.
Par Les abbés - Publié dans : Informations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /2007 23:36
Récollection de l'Avent à Bouloire
Dimanche 09 Décembre

 

Dimanche 09 Décembre

2ème Dimanche de l’Avent

 

Récollection de l’Avent

sur le thème :

Nativité et Rédemption.

 10h30


 12h30


14h30


 

 15h30


16h00

Grand’Messe.


Déjeuner tiré du sac.


Conférence spirituelle sur la nativité


Salut du Saint-Sacrement


Fin de  la récollection


Possibilité de se confesser avec un des abbés pendant la conférence ou pendant le Salut du Saint-Sacrement
Par Abbé Sauvonnet - Publié dans : Informations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /2008 15:51

A propos du Motu Proprio Summorum Pontificum

entretien avec le cardinal castrillon hoyos

 

Le cardinal Dario Castrillon Hoyos, Président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, a accordé, à propos du Motu Proprio, un entretien tout à fait important au mensuel international 30 Jours, numéro 6 de 2007. Il répond avec beaucoup de finesse à nombre de questions qui ont été agitées ces derniers mois. Nous reproduisons les passages les plus significatifs de ce texte.

 

30 Jours : Éminence, quel est le sens de ce Motu Proprio qui libéralise l’usage du Missel dit de saint Pie V ?

Cardinal Castrillon Hoyos : Quand ont eu lieu, après le concile Vatican II, les changements dans la liturgie, des groupes importants de fidèles et aussi d’ecclésiastiques se sont sentis mal à l’aise parce qu’ils étaient fortement liés à la liturgie en vigueur depuis des siècles. Je pense aux prêtres qui avaient célébré pendant cinquante ans cette messe suivant le rite de saint Pie V et qui, à l’improviste, se sont trouvés dans l’obligation d’en célébrer une autre, je pense aux fidèles habitués depuis des générations à l’ancien rite, je pense aussi aux petits, comme les enfants de chœur, qui se sont trouvés tout d’un coup dépaysés car ils devaient servir la messe selon le Novus ordo. Il y a donc eu un malaise à différents niveaux. Pour certains, celui-ci était même de nature théologique, car ils estimaient que l’ancien rite exprimait mieux que celui qui avait été introduit le sens du sacrifice. D’autres, pour des raisons culturelles aussi, avaient la nostalgie du chant grégorien et des grandes polyphonies qui étaient une richesse de l’Église latine. Et ce qui aggravait le tout, c’est que ceux qui éprouvaient ce malaise attribuaient ces changements au Concile, alors qu’en réalité le Concile en soi n’avait ni demandé ni prévu les détails de ces changements. La messe que célébraient les
Pères conciliaires était la messe de saint Pie V. Le Concile n’avait pas demandé la création d’un nouveau rite, mais un usage plus large de la langue vernaculaire et une plus grande participation des fidèles.

30 Jours : D’accord, c’était le climat qu’on respirait il y a quarante ans. Mais aujourd’hui, la génération qui avait manifesté ce malaise n’existe plus. Et il y a plus : le clergé et le peuple se sont habitués au Novus ordo, et dans leur immense majorité, ils s’en trouvent très bien.

Cardinal : C’est exactement cela : dans leur immense majorité, même si un grand nombre ignore ce qui a été laissé de côté avec l’abandon de l’ancien rite. Mais tout le monde ne s’est pas habitué au nouveau rite. Curieusement, il semble même que fleurissent, dans les nouvelles générations, parmi les laïcs comme parmi les clercs, un intérêt et une estime envers l’ancien rite. Et il s’agit de prêtres et de simples fidèles qui n’ont parfois rien à voir avec les disciples de Mgr Lefebvre. Il y a là des faits, des faits de l’Église, auxquels les pasteurs ne peuvent faire la sourde oreille. C’est pour cela que Benoît XVI, qui est un grand théologien à la profonde sensibilité liturgique, a décidé de promulguer le Motu Proprio.

30 Jours : Mais n’y avait-il pas déjà un indult ?

Cardinal : Si, il y avait déjà un indult, mais Jean-Paul II avait déjà compris que l’indult n’avait pas été suffisant, ne serait-ce que parce que certains prêtres et certains évêques rechignaient à l’appliquer, mais surtout parce que les fidèles qui désirent célébrer avec l’ancien rite ne doivent pas être considérés comme des fidèles de deuxième catégorie. Il s’agit de fidèles auxquels doit être reconnu le droit d’assister à une messe qui a nourri le peuple chrétien pendant des siècles, qui a nourri la sensibilité de saints tels que saint Philippe Neri, don Bosco, sainte Thérèse de Lisieux, le bienheureux Jean XXIII et le serviteur de Dieu, Jean-Paul II lui-même. Ce dernier, comme je viens de le dire, avait compris le problème de l’indult et il avait donc déjà l’intention d’étendre l’usage du Missel de 1962. Je dois dire que dans les rencontres avec les cardinaux et avec les chefs de dicastère au cours desquelles on avait parlé de ces mesures, les réticences étaient vraiment très limitées.
Benoît XVI, qui a suivi ce processus depuis le début, a franchi le pas important déjà imaginé par son grand prédécesseur. Il s’agit d’une mesure pétrinienne émise par amour du grand trésor liturgique qu’est la messe de saint Pie V, et aussi par amour de pasteur envers un groupe considérable de fidèles.

30 Jours : Et pourtant, les résistances n’ont pas manqué de la part d’une partie des représentants de l’épiscopat eux-mêmes…

Cardinal : Des résistances qui dépendent, selon moi, de deux erreurs. La première erreur d’interprétation est de dire qu’il s’agit d’un retour au passé. Il n’en est pas ainsi. Ne serait-ce que parce qu’on ne retire rien au Novus ordo, qui reste le mode ordinaire de célébrer l’unique rite romain ; tandis que la liberté de célébrer la messe de saint Pie V est donnée à ceux qui le veulent comme forme extraordinaire.

30 Jours : Il s’agit de la première erreur de ceux qui sont opposés au Motu Proprio. Et la seconde ?

Cardinal : Qu’il s’agisse de diminuer le pouvoir épiscopal. Mais il n’en est pas ainsi. Le Pape n’a pas changé le Code de droit canonique. L’évêque est toujours le modérateur de la liturgie dans son propre diocèse. Mais le Siège apostolique a la compétence d’ordonner la sainte liturgie de l’Église universelle. Or un évêque doit agir en harmonie avec le Siège apostolique et il doit garantir à chaque fidèle ses propres droits, y compris celui de pouvoir participer à la messe de saint Pie V, comme forme extraordinaire du rite. (…)

30 Jours : On a aussi évoqué le risque qu’une petite minorité de fidèles puisse imposer la messe de saint Pie V à la paroisse…

Cardinal : Ceux qui ont dit cela n’ont évidemment pas lu le Motu Proprio. Il est clair qu’aucun curé ne sera obligé de célébrer la messe de saint Pie V. Mais si un groupe de fidèles, ayant un prêtre disposé à le faire, demande à célébrer cette messe, le curé ou le recteur de l’église ne pourront pas s’y opposer. Évidemment, s’il y a des difficultés, il reviendra à l’évêque de faire en sorte que tout se passe sous le signe du respect et, dirais-je, du bon sens, en harmonie avec le Pasteur universel.

30 Jours : Mais ne court-on pas le risque qu’avec l’introduction de deux formes, l’une ordinaire, l’autre extraordinaire, puisse naître une confusion liturgique dans le rite latin, dans les paroisses et dans les diocèses ?

Cardinal : Si les choses sont faites conformément au simple bon sens, on ne court pas ce risque. D’autre part, il y a déjà des diocèses dans lesquels on célèbre des messes dans différents rites, car il s’y trouve des communautés de fidèles latins, gréco-catholiques, ukrainiens ou ruthènes, maronites, melchites, syro-catholiques, chaldéens, etc. Je pense par exemple à certains diocèses des États-Unis, comme Pittsburgh, qui vivent cette variété liturgique légitime comme une richesse, et non pas comme une tragédie. (…)

30 Jours : Il y a aussi des gens qui pensent que ce Motu Proprio porte atteinte à l’unicité du rite qui aurait été voulu par les Pères conciliaires…

Cardinal : Étant admis que le rite latin reste unique, quoiqu’on puisse le célébrer sous deux formes, je me permets de rappeler qu’il n’y a jamais eu, dans l’Église latine, un seul rite pour tous. Aujourd’hui, par exemple, il y a tous les rites des Églises orientales en communion avec Rome. Et même dans le rite latin, il y a d’autres rites que le rite romain, comme le rite ambrosien ou le rite mozarabe. La messe de saint Pie V elle-même, lorsqu’elle a été approuvée, n’a pas annulé tous les rites précédents, mais seulement ceux qui ne pouvaient pas se prévaloir d’au moins deux siècles d’ancienneté…

30 Jours : Et la messe de saint Pie V a-t-elle jamais été abolie par le Novus ordo ?

Cardinal : Le concile Vatican II ne l’a jamais fait, et il n’y a eu par la suite aucun acte positif qui l’ait établi. La messe de saint Pie V n’a donc jamais été formellement abolie. Il est de toute façon étonnant que ceux qui s’érigent en interprètes authentiques de Vatican II en donnent, dans le domaine liturgique, une interprétation aussi restrictive et aussi peu respectueuse de la liberté des fidèles, en finissant par faire sembler ce concile encore plus coercitif que le concile de Trente.
Par Abbé Sauvonnet - Publié dans : Informations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /2008 15:53
A propos du Motu Proprio Summorum Pontificum
trois entretiens avec mgr ranjith

 

Nous donnons ci-après quelques extraits de trois entretiens accordés en novembre dernier par Mgr Albert Malcolm Ranjith Patabendige, Secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin.

 

J’invite tout le monde à obéir au Pape

Excellence, quel accueil a reçu le Motu Proprio de Benoît XVI qui a libéralisé la sainte messe selon le rite tridentin ? Quelques-uns, au sein même de l’Église, ont un peu “tordu le nez”…

Il y a eu des réactions positives et, inutile de le nier, des critiques et des prises de position contraires, même de la part de théologiens, liturgistes, prêtres, évêques et aussi des cardinaux. Franchement, je ne comprends pas ces formes d’éloignement et – pourquoi pas ? – de rébellion contre le Pape. J’invite tout le monde, mais par-dessus tout les pasteurs, à obéir au Pape, qui est le Successeur de Pierre. Les évêques, en particulier, ont juré fidélité au Pontife : qu’ils soient cohérents et fidèles à leur engagement.

A votre avis, à quoi sont dues ces manifestations contraires au Motu Proprio ?

Vous savez qu’il y a eu, de la part de quelques diocèses, des documents d’interprétation qui visent inexplicablement à limiter le Motu Proprio du Pape. Derrière ces actions se cachent d’une part des préjugés de type idéologique, d’autre part l’orgueil, un des péchés les plus graves. Je répète : j’invite tout le monde à obéir au Pape. Si le Saint-Père a tenu à publier le Motu Proprio, c’est qu’il avait ses raisons que pour ma part je partage pleinement. (…)

Monseigneur, votre Congrégation a plusieurs fois dénoncé les abus liturgiques…

C’est vrai. Il existe tellement de documents qui, cependant, sont de façon déplaisante restés lettre morte, oubliés dans des rayons poussiéreux ou, pis encore, à la corbeille à papiers. (…)

Revenant au Motu Proprio, quelques-uns critiquent l’emploi du latin durant la messe…

Le rite tridentin fait partie de la tradition de l’Église. Le Pape a convenablement expliqué les raisons de sa mesure, un acte de liberté et de justice envers les traditionalistes. Pour ce qui est du latin, je voudrais souligner qu’il n’a jamais été aboli, et qu’en plus il garantit l’universalité de l’Église. Mais je le répète : j’invite les prêtres, les évêques, les cardinaux à l’obéissance, laissant de côté tout type d’orgueil et de préjugés.

Entretien accordé au site internet italien « Petrus », qui l’a publié le 5 novembre 2007.

 

Le Pape veut récupérer des éléments estompés par la réforme

Excellence, quel est votre avis sur la signification profonde du Motu Proprio Summorum Pontificum ?

Je vois dans cette décision non seulement la sollicitude du Saint-Père pour ouvrir la voie du retour dans la pleine communion de l’Église aux fidèles de Monseigneur Lefebvre, mais aussi un signe pour l’Église tout entière sur certains aspects théologiques et disciplinaires à sauvegarder pour un renouveau profond, si désiré par le Concile. Il me semble que le Pape désire fortement corriger ces tentations visibles dans certains milieux qui considèrent le Concile comme un moment de rupture avec le passé et d’un commencement nouveau. (…) Le Motu Proprio, à mon avis, doit être compris en ce sens. Il est un élément possible en vue d’une correction nécessaire d’orientation.
En effet, dans certains choix de la réforme liturgique réalisée après le Concile, on a adopté des orientations qui ont estompé certains aspects de la liturgie, qui se reflétaient mieux dans la pratique précédente, parce que, pour certains, le renouveau liturgique a été compris comme quelque chose à réaliser ex novo. Mais nous savons bien que ce ne fut pas l’intention du document Sacrosanctum concilium, qui déclarait : « Les formes nouvelles, d’une certaine manière, naissent de manière organique de celles qui existent déjà » (SC 23). Cette erreur d’interprétation du Concile, et du chemin historique et théologique de l’Église, a influé sur tous les secteurs ecclésiaux, y compris la liturgie. Une certaine attitude de rejet facile des développements ecclésiologiques et théologiques, mais aussi des développements liturgiques du dernier millénaire d’une part, et une « idolisation » de ce qu’aurait été la mens de la prétendue Église des premiers chrétiens de l’autre, a eu une influence de grande importance sur la réforme liturgique et théologique de l’ère postconciliaire. Le rejet catégorique de la messe préconciliaire, comme reste d’une époque désormais « dépassée », a été le résultat de cette mentalité. (…) Plusieurs de ces réformes ont abandonné des éléments importants de la liturgie, avec les considérations théologiques qui s’y rapportent : à présent, il est nécessaire et important de récupérer ces éléments. Le Pape considère le rite de saint Pie V revu par le bienheureux Jean XXIII comme une voie de récupération de ces éléments estompés par la réforme (…).

On entend dire que, dans certaines nations ou dans certains diocèses, des évêques ont promulgué des règles qui annulent pratiquement ou déforment l’intention du Pape.

Cette attitude n’est pas conforme à la dignité et à la noblesse de la vocation d’un pasteur de l’Église. Je ne dis pas que tous sont ainsi. La majorité des évêques et des ecclésiastiques a accepté, avec le sens normal de révérence et d’obéissance, la volonté du Pape. Cela est véritablement louable. Malheureusement, il y a eu des voix de protestation de la part de certains.

Entretien accordé à l’agence de presse Fides, qui l’a publié le 16 novembre 2007.

 

Pendant des années, la liturgie a subi trop d’abus

 (…) Après la publication du Motu Proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI, on a ravivé la discussion entre les prétendus « traditionalistes » et les « progressistes ». Y a-t-il en ce sens une opposition de ce genre ?

Absolument pas. (…) En ce qui concerne la messe tridentine, il y a eu une question grandissante avec le temps. La fidélité aux règles de la célébration des sacrements continuait à baisser. Plus cette fidélité au sens de la beauté et du mystère dans la liturgie diminuait, plus augmentait la demande pour la messe tridentine. Et alors, de ce fait, qui a réellement demandé la messe tridentine ? Non seulement ces groupes [traditionalistes], mais même ceux qui ont subi le manque de respect pour les règles de la célébration digne selon le Novus ordo.

Pendant des années, la liturgie a subi trop d’abus et de nombreux évêques les ont ignorés. Le pape Jean-Paul II avait lancé un appel attristé dans Ecclesia Dei adflicta, qui n’était rien d’autre qu’un appel à l’Église à être plus sérieuse dans la liturgie. La même chose s’est produite avec l’instruction Redemptionis sacramentum. Pourtant, dans certains cercles de liturgistes et commissions liturgiques, ce document a été critiqué. (…) Face à cela, le Saint-Père Benoît XVI ne pouvait pas se taire : comme on le remarque dans la lettre écrite aux évêques sur le Motu Proprio et même dans ses multiples discours, on sent un profond sens de responsabilité pastorale. Ce document donc – au-delà d’être une tentative de chercher l’union avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X – est aussi un appel fort du Pasteur universel à un sens du sérieux.

Est-il un rappel aussi d’une certaine manière aux prêtres ?

Je dirais oui. Du reste, devant certaines conceptions arbitraires et peu sérieuses de la liturgie, on peut se demander ce qu’on enseigne dans certains séminaires. (…) Dans quelques cercles liturgiques, on a une certaine tendance à sous-estimer combien l’Église a mûri dans le second millénaire de son histoire. On parle d’appauvrissement du rite, mais c’est une conclusion trop banale et simpliste : nous croyons que la tradition de l’Église se manifeste dans un développement continu. (…)

Pour un renouvellement véritable de l’Église – tellement désiré par le Concile – il est nécessaire qu’on ne limite pas la liturgie à l’étude académique, mais que celle-ci devienne une priorité absolue dans les Églises locales. Il est donc urgent de donner une importance juste au niveau local à la formation liturgique selon l’esprit de l’Église. (…) C’est la grande responsabilité des évêques.

Entretien accordé à l’Osservatore romano, qui l’a publié le 19 novembre 2007.
Par Abbé Sauvonnet - Publié dans : Informations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 19 janvier 2008 6 19 /01 /2008 12:41

Un beau témoignage de Grégori Solari

 

Pour ceux qui ne le connaissent pas, M. Solari est le directeur des éditions Ad Solem

La liturgie occupe une grande part dans vos publications … un choix personnel ?


Oui, mais néanmoins intrinsèquement lié à notre ligne éditoriale. Comme je l’ai dit dans la préface d’un de nos livres sur la liturgie, Te igitur, je ne suis pas né catholique. J’ai découvert l’Eglise à travers la liturgie, à Lausanne, en assistant à la célébration de la « forme extraordinaire » du rit romain. J’ai eu le sentiment alors de « toucher » l’Eglise – l’Eglise d’aujourd’hui mais aussi l’Eglise de toutes les générations qui nous ont précédées. Le Christ était là, hic et nunc, dans une présence d’éternité dont la liturgie était l’écrin, mais cette présence était donnée à travers l’épaisseur du temps, nous rendant contemporains de tous les croyants qui nous ont précédés. La liturgie m’est alors apparue comme une épiphanie de l’Eglise, et en même temps comme le véritable « milieu humain », l’espace où l’homme est progressivement conformé à son Créateur – le Christ, devant lequel un jour il sera face à face. J’ai retrouvé cette vision dans un très beau livre de Dietrich von Hildebrand, Liturgie et personnalité, que nous publierons prochainement. C’est cela ce que nous essayons de faire partager dans nos livres sur la liturgie, sans limiter notre horizon.
Par Abbé Sauvonnet - Publié dans : Informations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 19 janvier 2008 6 19 /01 /2008 12:43

Laïcité : un ancien franc-maçon écrit à Nicolas Sarkozy

 


Le docteur Maurice Caillet, ancien interne des Hôpitaux de Paris, ancien vice-président de l’Observatoire de santé de Bretagne et ancien… franc-maçon, réagit à l’audience accordée aux dirigeants des principales obédiences maçonniques françaises par le président de la République, après le discours du Latran.

 

 

 

 « Membre de l’UMP, et ayant voté pour vous sans réserve, j’ai beaucoup apprécié votre définition d’une “laïcité positive”, lors de votre discours au Latran.

Dans son édition du 12 janvier (page 10), Le Monde relate la démarche auprès de vous du G.O.D.F le huit du même mois. Selon le Grand Maître, vous vous seriez montré « en retrait » par rapport à vos déclarations romaines, et il annonce d’une part votre prochaine invitation en “tenue blanche” et d’autre part l’ouverture prochaine de France 2 pour la maçonnerie, le dimanche matin.


Étant ami d’Alain Bauer (ancien Grand Maître et démissionnaire de la maçonnerie), vous ne pouvez ignorer, M. le président, que la maçonnerie soutient une conception laïciste des relations entre l’État et les religions, en niant notamment les racines chrétiennes de la France, au mépris de connaissances historiques indéniables. Vous ne pouvez non plus ignorer que la maçonnerie n’est pas une religion et qu’elle n’a aucune place au Jour du Seigneur sur nos chaînes publiques.


Enfin, si vous avez lu le Crépuscule des Frères » (La Table ronde) du même Alain Bauer, vous savez que la maçonnerie est un lobby en profond déclin et qu’il n’y a aucune raison que vous lui fassiez la moindre concession par rapport à vos convictions exprimées récemment à Rome.


Je ne représente rien qu’une expérience personnelle de quinze années de maçonnerie active, mais je me verrai dans l’obligation morale de renvoyer ma carte de l’UMP si la maçonnerie, qui ne comporte que 140.000 adeptes, obtient les promesses que vous auriez faites à M. Quillardet. »

Par Abbé Sauvonnet - Publié dans : Informations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Recherche

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Images aléatoires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés